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«Fugueuse»: Laurence Latreille a dû s’informer sur les drogues pour interpréter Ariane

La comédienne Laurence Latreille a dû s’informer sur les effets de différentes 
drogues pour jouer le personnage d’Ariane dans la série à succès Fugueuse.
Photo courtoisie, Marlène Gélineau-Payette La comédienne Laurence Latreille a dû s’informer sur les effets de différentes drogues pour jouer le personnage d’Ariane dans la série à succès Fugueuse.

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Pour interpréter Ariane, dans la série Fugueuse, Laurence Latreille a dû effectuer des recherches pour apprendre à simuler adéquatement les effets de certaines drogues.

Adolescente qui vit difficilement le divorce de ses parents, qui n’a pas d’amoureux, tannée de vendre de la poutine et des hot-dogs et qui est un peu laissée à elle même, Ariane s’enfonce à son tour dans l’engrenage de l’exploitation sexuelle.

La jeune comédienne, originaire de Gatineau, raconte avoir construit Ariane à partir de l’analyse des textes de l’auteure Michelle Allen.

«J’ai beaucoup réfléchi aux motivations du personnage. Le défi était de comprendre, comment, psychologiquement, une adolescente peut se rendre-là. Il y avait aussi tout un côté technique, dans ma recherche, concernant les différentes drogues et leurs différents effets, afin d’être juste et savoir comment jouer ces états», a lancé, lors d’un entretien, la jeune femme de 22 ans.

Laurence Latreille avait, dans un premier temps, été approchée pour le rôle de Fanny. La comédienne qui a fait ses débuts, cet hiver, à la télé, a perdu la «bataille», au final, contre Ludivine Reding.

«Je pensais, à ce moment, que c’était terminé pour moi, mais on a voulu me revoir, deux semaines plus tard, pour le rôle d’Ariane», a-t-elle raconté.

Détachement malsain

La comédienne, qui est diplômée en théâtre et en psychologie à l’Université d’Ottawa, précise que jouer un personnage comme celui d’Ariane, était très éloigné de ce qu’elle est dans la vie de tous les jours.

«Il y a un genre de détachement malsain quand tu commences à jouer ce genre de personnage. Tu ne peux pas le juger. Je ne me jugerais pas, si j’avais ces valeurs-là dans la vraie vie. Il faut juste les assumer. C’est certain qu’en voyant ces scènes, maintenant, je trouve ça beaucoup plus difficile. Je n’aime pas trop, mais sur le plateau, c’était correct», a-t-elle indiqué, ajoutant que ses parents ont aussi eu certaines réactions à l’endroit de son personnage.

Un rôle qui est très différent de celui de la Princesse Céleste de Ticarvel dans Mehdi et Val, une série jeunesse diffusée à Ici Radio-Canada, qui se déroule entre le temps présent et le Moyen-Âge.

La comédienne a fréquenté un collège de filles et précise avoir été très couvée et protégée dans sa famille.

«Le phénomène de l’exploitation sexuelle était très loin de moi. C’est en entrant à l’université que je me suis renseignée un peu sur ça et que j’ai vu à quel point que c’était alarmant», a-t-elle fait remarquer.

Elle travaille, avec deux amis, sur une pièce de théâtre sur la thématique de l’exploitation sexuelle, un projet entrepris bien avant d’être approchée pour la série Fugueuse.

«Ça fait partie des thématiques qui nous inquiètent et qu’on voulait aborder. Ça m’a toujours fascinée et choquée un peu. Ma sœur, qui est avocate, a travaillé avec des cas comme ça. Quand j’ai su que Fugueuse traitait de ce phénomène, ça m’a tout de suite accrochée et je me suis dit que s’il fallait que je porte un message dans une série, ça serait nettement un truc comme ça», a-t-elle laissé tomber.