/news/consumer
Navigation

C’est la fin pour les boissons FCKD UP

Four loko
Photo d'archives, Matthieu Charest

Coup d'oeil sur cet article

Le fabricant de la boisson FCKD UP annonce qu’il retire définitivement le produit du marché dans la foulée du décès d’une adolescente qui aurait consommé ce breuvage à 11,9 % d’alcool avant d’être retrouvée morte noyée.

« Le groupe Geloso entreprendra les démarches nécessaires avec ses équipes internes, les détaillants et toute l’industrie pour nous sortir complètement de cette catégorie [de boisson sucrée à 11,9 % d’alcool] le plus rapidement possible », a déclaré le coprésident du groupe Geloso, Aldo Geloso, dimanche soir, par voie de communiqué.

Jeudi dernier, le corps d’Athena Gervais, 14 ans, a été retrouvé dans un ruisseau derrière son école secondaire de Laval. Des amies de l’ado ont confié au Journal qu’elle aurait bu presque trois FCKD UP pendant la pause de midi ce jour-là. « Elle était complètement saoule, elle avait de la misère à marcher », a rapporté un ami qui se trouvait avec elle à ce moment.

Le lendemain, le détaillant Couche-Tard annonçait qu’il retirait de ses tablettes la boisson FCKD UP.

C’est l’introduction par un concurrent étranger d’une autre boisson sucrée alcoolisée sur le marché québécois, la Four Loko, qui a obligé sa compagnie à développer un produit semblable pour être en mesure de compétitionner, affirme Aldo Geloso. « Malgré nos réticences initiales, nous avions décidé d’aller de l’avant en introduisant notre propre marque (FCKD UP) », explique M. Geloso.

« Une erreur »

Jamais son entreprise « enracinée au Québec depuis 50 ans » et qui compte près de 400 employés n’aurait dû produire la FCKD UP, selon lui. « Avec le recul, je crois que c’était une erreur d’entrer dans cette catégorie pour faire concurrence à Four Loko. En fait, la catégorie Four Loko ne devrait même pas exister », indique M. Geloso.

Il dit s’inquiéter du retour imminent des boissons Four Loko, qui ont fait l’objet d’un rappel en décembre parce qu’elles contiennent de l’alcool éthylique plutôt que de l’alcool issu de la fermentation du malt.

« Le fabricant local qui se prépare à introduire de nouveau Four Loko sur le marché doit, comme nous, prendre la bonne décision et ne pas aller de l’avant avec la production et la distribution de ce produit, affirme-t-il. Les détaillants doivent envoyer un signal clair à Four Loko et son fabricant local que leur produit n’est pas le bienvenu. Soyons cohérents. »