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La sauce soya au banc d’essai

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Condiment idéal pour accompagner la cuisine orientale, la sauce soya rehausse la saveur des aliments grâce, notamment, à son contenu en sodium. Plusieurs marques sont désormais disponibles sur le marché. Devrions-nous porter notre choix sur certaines options plus intéressantes ? Analysons le tout.

La sauce soya : de son origine à aujourd’hui

Elle est d’origine chinoise et, traditionnellement, on la composait de haricots de soya ajoutés d’une céréale, en général du blé. Elle fermentait naturellement quelques jours avant qu’on lui ajoute une saumure. La sauce vieillissait ensuite plusieurs mois. Une fois filtrée et pasteurisée, elle pouvait être ajoutée aux divers mets. La sauce soya que l’on retrouve actuellement sur les étagères des supermarchés et épiceries spécialisées est passablement différente de cette préparation originale. Souvent additionnée de sucre, sous diverses formes, de colorants et d’additifs alimentaires, sa fermentation est provoquée par la présence de champignons et de cultures bactériennes.

* La sauce tamari, aussi d’origine asiatique, ressemble beaucoup à la sauce soya. Si, à l’origine, elle ne renfermait pas de blé, sa composition actuelle est aussi bien différente. Les deux types de sauce se ressemblent beaucoup tant d’un point de vue nutritionnel que de leur composition. Pour cette raison, le banc d’essai rassemble les sauces soya et les sauces tamari.

L’analyse

Une vingtaine de sauces soya (et tamari) ont été analysées pour composer ce banc d’essai. Par portion de 15 ml, soit 1 c. à soupe, elles contiennent :

  • Entre 4 et 20 calories
  • Entre 460 et 1240 mg de sodium
  • Entre 0,3 et 3 g de glucides
  • Entre 0 et 2 g de sucres
  • Entre 0,3 et 2 g de protéines

Parmi les meilleures options

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Photo Chantal Poirier

C’est sans grande surprise que l’on attribue la palme des sauces soya à des produits réduits en sodium. C’est le cas du produit de marque San-J, 50 % moins de sodium, qui affiche 490 mg de sodium par portion de 15 ml. Elle contient également 10 calories et est exempte de sucres. Sa liste d’ingrédients n’est ni la plus épurée ni celle qui contient le plus d’additifs. Elle ne contient pas de colorant.

La sauce soya Nos Compliments, 35 % moins de sodium, affiche la teneur en sodium la plus faible des produits analysés, soit 460 mg par portion de 15 ml. Le produit ne contient que 5 calories par portion. Le produit Sans Nom, 30 % moins de sodium, fait aussi partie des sauces les moins salées, 510 mg de sodium par 15 ml. On aurait toutefois apprécié que la liste d’ingrédients de ces deux produits soit davantage épurée, exempte de colorant caramel et de benzoate de sodium.

La grande surprise de ce banc d’essai est le produit de marque Le Choix du Président, en version régulière. Le produit contient 520 mg de sodium par portion de 15 ml. Elle est donc légèrement plus salée que les deux sauces précédentes qui, elles, sont réduites en sodium. Le produit apporte également 10 calories par portion de 15 ml. Petit bémol quant à sa liste d’ingrédients, tout comme pour le produit Nos Compliments.

Si elle ne se classe pas parmi les meilleurs choix d’un point de vue de la valeur nutritive, la sauce tamari de marque Natur affiche la liste d’ingrédients la plus invitante : soya, blé entier, eau et sel de mer. Sans additifs, sans sucre ajouté ni colorant et issue d’une fermentation naturelle, il s’agit également du seul produit qui n’affiche pas l’eau en guise de premier ingrédient.

Parmi les moins bonnes options

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Photo Chantal Poirier

La populaire sauce soya VH affiche la teneur en sodium la plus élevée de tous les produits analysés. Par portion de 15 ml (1 c. à soupe), cette sauce apporte 1240 mg de sodium. Cette quantité équivaut à plus de la moitié de l’apport maximal tolérable (AMT) en ce minéral. C’est beaucoup de sodium pour une aussi petite quantité !

La sauce soya de marque Lee Kum Kee talonne la sauce VH avec un contenu en sodium aussi très élevé, soit 1150 mg de sodium par portion.

Dans la même catégorie, le produit Akita renferme 1060 mg de sodium par cuillère à soupe.

Du colorant caramel, du sucre (sirop de maïs, solides de glucose, cassonade blonde) et des additifs alimentaires (benzoate de sodium, inosinate disodique et guanylate disodique) se retrouvent dans la composition de chacun de ces produits.

Les options sans gluten

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Photo Chantal Poirier

Plusieurs des sauces analysées sont fabriquées à partir de blé, source de gluten. De ce fait, elles ne conviennent pas aux personnes aux prises avec la maladie cœliaque et celles qui sont allergiques au blé. Heureusement, certaines options exemptes de blé et de gluten sont disponibles. Recherchez les sauces tamari de marques Kikkoman, San-J et Yamaska, identifiées sans gluten.

Un petit mot sur le sodium

Selon Santé Canada, 80 % des Canadiens consomment trop de sodium et ce pourcentage grimpe à 93 % chez les enfants de 4 à 8 ans. Ce sodium provient majoritairement (77 %) des aliments transformés vendus en supermarchés. La sauce soya fait partie de ces aliments très salés qui font rapidement grimper le compte journalier de sodium. Certes, elle ajoute en saveur aux aliments, mais on doit tout de même la consommer avec parcimonie ! Rappelons qu’une forte consommation de sodium peut mener à de l’hypertension artérielle, qui, elle, peut affecter la santé du cœur.

Vous cuisinez avec de la sauce soya ? Un filet de maquereau à la teriyaki, un sauté oriental au tofu ou une poitrine de poulet miel et sauce soya... nul besoin de saler votre repas !