/entertainment/tv
Navigation

Un vent de «changement» à la cérémonie des Oscars

L’animateur Jimmy Kimmel a donné le ton à un gala engagé dimanche

L’animateur de la soirée Jimmy Kimmel.
Photo AFP L’animateur de la soirée Jimmy Kimmel.

Coup d'oeil sur cet article

L’animateur Jimmy Kimmel a donné le ton à une cérémonie engagée aux Oscars, dimanche, abordant de front dès le numéro d’ouverture l’affaire Weinstein, le mouvement «#MoiAussi» et la tuerie de Parkland, pour ne nommer que ceux-là.

«Cette soirée est placée sous le signe du changement», a lancé Kimmel, invitant les gagnants à ne pas se gêner à user de la tribune qui leur était offerte.

Allison Janney a été sacrée 
meilleure actrice de soutien 
pour son rôle dans <i>I, Tonya</i>.
Photo AFP
Allison Janney a été sacrée meilleure actrice de soutien pour son rôle dans I, Tonya.

L’animateur a toutefois rappelé, mi-sérieux, à quel point la soirée pouvait être longue. Quoi de mieux qu’un moyen tant sympathique et que l’image de la démesure hollywoodienne pour y remédier. Une motomarine d’une valeur de 18 000 $ a été mise en jeu pour celui qui allait effectuer le discours le plus court!

Eva Marie 
Saint, 93 ans , a 
présenté le prix 
des meileurs 
costumes remis 
au film <i>Phantom Thread </i>
Photo AFP
Eva Marie Saint, 93 ans , a présenté le prix des meileurs costumes remis au film Phantom Thread
Mary J. Blige  en plein tour de 
chant lors du gala. 
La chanteuse était mise en 
nomination au titre 
de meilleure actrice 
de soutien 
pour son rôle dans le
 film <i>Mudbound</i>.
 Elle était aussi citée
 pour la meilleure 
chanson originale
pour ce film de Netflix.
Photo AFP
Mary J. Blige en plein tour de chant lors du gala. La chanteuse était mise en nomination au titre de meilleure actrice de soutien pour son rôle dans le film Mudbound. Elle était aussi citée pour la meilleure chanson originale pour ce film de Netflix.

Cela donnait le coup d’envoi à la mythique soirée, qui a couronné le drame fantastique La forme de l’eau du réalisateur mexicain Guillermo del Toro comme meilleur film, Gary Oldman comme meilleur acteur et Frances McDormand comme meilleure actrice.

«Cette année, quand vous entendez votre nom, ne vous levez pas tout de suite!», a blagué Kimmel, en référence à la bévue de l’an dernier, où la mauvaise enveloppe avait été ouverte pour annoncer le gagnant du meilleur film.

L’Oscar du meilleur long-métrage
d’animation a été décerné à <i>Coco</i>.
Photo AFP
L’Oscar du meilleur long-métrage d’animation a été décerné à Coco.

«Maintenant plus que jamais»

Ce scénario a heureusement été évité. L’acteur Sam Rockwell a pu se lever de son banc et se diriger vers la scène sans gêne pour aller y quérir le premier prix de la soirée. Son jeu dans Trois affiches tout près d'Ebbing, Missouri lui a valu l’Oscar du meilleur acteur de soutien.

Sam Rockwell, meilleur acteur
de soutien pour son rôle dans
<i>Three Billboards outside Ebbing, Missouri</i>.
Photo AFP
Sam Rockwell, meilleur acteur de soutien pour son rôle dans Three Billboards outside Ebbing, Missouri.

Belle ironie pour le gagnant du meilleur documentaire, une semaine après la fin des Jeux olympiques. Le long métrage Icarus, où est notamment en vedette le lanceur d’alerte Grigory Rodchenkov, qui a exposé le scandale du dopage systémique en Russie, l’a emporté.

<i>Icarus</i> a remporté le prix  
du meilleur
documentaire. Sur la 
photo, le producteur Dan 
Cogan et le réalisateur 
Bryan Fogel.
Photo AFP
Icarus a remporté le prix du meilleur documentaire. Sur la photo, le producteur Dan Cogan et le réalisateur Bryan Fogel.

«L’important, c’est de dire la vérité. Maintenant plus que jamais», a plaidé Bryan Fogel, le coréalisateur du documentaire.

L’ex-vedette de la NBA Kobe Bryant a fait son entrée à Hollywood par la grande porte. Moins d’un an après sa retraite, l’ancienne gloire des Lakers de Los Angeles a décroché le prix du meilleur court métrage animé avec Dear Basketball.

Le Japonais Kazuhiro Tsuji était de ce trio qui a décroché l’Oscar des meilleurs maquillages et coiffures pour le film L’heure la plus sombre. Tsuji est le premier Japonais en 10 ans à décrocher une distinction de l’Académie.

Le film du réalisateur québécois Denis Villeneuve n’est pas reparti les mains vides, alors que l’équipe responsable des effets visuels a gagné une statuette.