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5 façons de démasquer un menteur

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Alice Mariette — 37e AVENUE

 

Fausses compétences sur le CV, justification d’absence inventée, résultats enjolivés... Au travail, les mensonges sont parfois légion. Comment démasquer les employés qui mentent et réagir face à eux ?

Certains mentent pour se faire valoir, d’autres pour se protéger d’une situation ou pour couvrir les erreurs d’un collègue. Heureusement, diverses techniques permettent de les déjouer.

« Attention, car les vrais menteurs sont très forts. Ils sont sûrs d’eux-mêmes et vont jusqu’à nier l’évidence », lance d’emblée Jean-Pierre Mercier, président de Challenge Action, une entreprise de conseil et de formation en vente, gestion et marketing numérique. Face à eux, mieux vaut donc adopter un comportement stratégique, systématique et logique.

Suivre un processus rigoureux

Certains comportements peuvent trahir un menteur, comme se gratter la tête, parler avec une main devant le visage ou prendre beaucoup de temps à répondre. Toutefois, ces indices ne sont pas entièrement fiables. Pour démasquer un menteur, Jean-Pierre Mercier conseille donc avant tout d’être parfaitement renseigné pour avoir réponse à toutes les questions. « La meilleure préparation permet la meilleure improvisation, explique-t-il. Il faut connaître le sujet à fond et penser à des questions pièges. »

Laisser la chance au coureur

Le but n’est pas de piéger l’employé à tout prix, mais plutôt de l’inciter à être le plus honnête possible. Le consultant recommande d’adopter dès le départ un comportement positif. « Il faut avant tout tenter d’avoir une discussion franche.

Une attitude à la limite de la naïveté poussera une personne honnête à dire la vérité et un menteur à baisser sa garde, et donc à faire des erreurs », estime-t-il.

Adopter une stratégie logique

Il propose ensuite de procéder à un enchaînement précis de questions. On commence par des questions ouvertes (auxquelles le gestionnaire a la réponse), par exemple sur les ventes, sur les résultats ou encore sur l’ambiance au travail en général.

« Après avoir posé ces questions, il est important de rester silencieux pour laisser le menteur parler librement », précise-t-il. Ensuite vient le temps des questions plus pointues : si les ventes vont bien, combien en avez-vous fait la semaine dernière exactement ? Pouvez-vous me le prouver ?

Le but de cet enchaînement est d’acculer le menteur au pied du mur. « À partir de là, il lui deviendra très difficile de continuer à simuler, croit Jean-Pierre Mercier. Il se retrouvera dans une sorte d’entonnoir et ne pourra pas s’en sortir, surtout si vous êtes bien préparé. »

Trouver une porte de sortie

Par ailleurs, pour faire avouer un mensonge, pourquoi ne pas tenter de le justifier ? « L’idéal est de trouver des excuses acceptables pour que la personne confesse. Ainsi, c’est vous qui gagnez », explique Jean-Pierre Mercier.

Garder une trace écrite

C’est difficile pour un menteur de se souvenir avec précision de tout ce qu’il raconte. Une excellente stratégie consiste à noter ses réponses dans un carnet, puis de lui reposer les mêmes questions plus tard. Documenter des réponses contradictoires permettra aussi au gestionnaire d’avoir des preuves écrites, par exemple en cas de sanctions disciplinaires.

À l’instar de Columbo, pour confondre les menteurs, l’improvisation doit être feinte derrière une approche rigoureuse et structurée.