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Couillard associe la CAQ aux mouvements populistes mondiaux

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard
PHOTO AFP Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

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PARIS | Philippe Couillard associe la CAQ à une mouvance plus large de la montée en puissance de partis populistes un peu partout dans le monde.

«L’ensemble des démocraties est gagné par ce type de mouvement, qui a comme caractéristique commune de proposer des solutions apparemment très simples à des problèmes complexes. Il faut décoder ces discours politiques et montrer qu’ils ne reposent pas sur des bases solides», a dit M. Couillard lundi lors d’une mêlée de presse au Palais du Luxembourg, siège du Sénat français.

Il réagissait aux élections italiennes et à la montée en puissance du parti populiste Mouvement cinq étoiles.

«Chaque société fait ses débats, au Québec on a aussi ces débats», a ensuite indiqué le premier ministre. La CAQ, qui trône en tête du plus récent sondage Léger est «pour le Québec un recul financier et social», a-t-il dénoncé.

Il a tiré à boulets rouges sur la politique nataliste de la CAQ, qui propose de donner des sommes d’argent plus importantes pour les deuxièmes et troisièmes enfants d’une famille. François Legault veut donc «payer les femmes pour avoir des enfants», a tonné M. Couillard.

«Je ne crois pas que les femmes du XXIe siècle veulent être payées pour avoir des enfants. Elles sont capables de décider elles-mêmes si, et quand, elles veulent en avoir», a dénoncé le premier ministre.

Mais comment expliquer la popularité de la CAQ et la dégringolade du Parti libéral, qui n’a plus que 26 % des appuis, contre 37 % pour son adversaire caquiste? «Moi je ne suis pas les sondages, je ne suis pas les titres de journaux en tout respect pour les journalistes, mais j’y vais avec mes convictions», a lancé M. Couillard.

François Legault a rapidement dénoncé les propos du premier ministre sur les médias sociaux et a affirmé que la chute des libéraux dans les sondages rendent Philippe Couillard «hargneux et malhonnête». Il assure que son aide aux familles nombreuses n’a rien à voir avec un «bébé-bonus».