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Le PQ demande des audiences publiques sur l’exploitation gazière en Gaspésie

Trois projets d’extraction pétrolifère sont présentement à l’étude en Gaspésie, soit ceux de Haldimand (photo), de Galt, et de Bourque.
Photo d'archives, Nelson Sergerie Trois projets d’extraction pétrolifère sont présentement à l’étude en Gaspésie, soit ceux de Haldimand (photo), de Galt, et de Bourque.

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Le Parti québécois demande au gouvernement Couillard d’organiser des audiences publiques sur l’exploitation pétrolière en Gaspésie afin d’aider les communautés à bien évaluer la pertinence des projets annoncés.

«Ça permettrait d’évaluer les retombées économiques réelles de la filière des hydrocarbures pour la Gaspésie, de répondre aux nombreuses questions des citoyens de cette région sur cette filière», a expliqué le député péquiste Sylvain Gaudreault, lors d’un point de presse, lundi matin.

Trois projets d’extraction pétrolifère sont présentement à l’étude en Gaspésie, soit ceux de Haldimand, de Galt et de Bourque.

Mais selon le PQ, les Gaspésiens manquent d’information pour pouvoir prendre une décision éclairée, d’où l’intervention éventuelle du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

«Et le ministre [des Ressources naturelles, Pierre] Moreau a dit, en décembre dernier, aux élus de la Gaspésie que le gouvernement du Québec leur donnerait de l’information au plus tard le 1er mars sur cette filière gaspésienne. On est rendus le 5 mars et la rencontre n’a toujours pas eu lieu», a déploré M. Gaudreault.

Le PQ refuse d’ailleurs de s’opposer d’emblée à l’utilisation des ressources gazière en Gaspésie. Il exige cependant que certaines conditions soient respectées avant que les projets puissent aller de l’avant, soit l’acceptabilité sociale, la réduction des gaz à effet de serre en comparaison au pétrole importé et l’absence de fracturation hydraulique.

Hydrogène

Par ailleurs, le PQ croit que l’exploitation de l’hydrogène, fabriquée par électrolyse grâce à l’électricité d’Hydro-Québec, pourrait être une avenue intéressante, «mais on n’est pas rendus là».

Le PQ a notamment dénoncé les liens qu’entretiennent certains contributeurs libéraux avec la filière de l’hydrogène, comme le révélait notre Bureau d’enquête le mois dernier.

«Vous savez que ça prend beaucoup, beaucoup d’investissements pour arriver à cette filière», a également indiqué M. Gaudreault, qui reconnaît toutefois le potentiel de cette énergie.