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L’OTAN affirme que les troupes resteront «à la demande de l’Irak»

Jens Stoltenberg
AFP Jens Stoltenberg

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BAGDAD | Le secrétaire général de l’OTAN a affirmé lundi que des troupes des pays membres de l’organisation resteraient en Irak «à la demande» des autorités de Bagdad, quatre jours après que le Parlement irakien a réclamé «un calendrier de retrait des forces étrangères».

«Nous sommes ici parce que l’Irak veut que nous le soyons, nous ne sommes pas ici sans le consentement et l’invitation de l’Irak», a affirmé Jens Stoltenberg à l’AFP lors d’une rare visite à Bagdad, au cours de laquelle il a rencontré le premier ministre Haider al-Abadi.

«Nous avons reçu une demande écrite du premier ministre Abadi», a-t-il martelé. «Nous ne resterons pas plus longtemps que nécessaire.»

Les troupes des 19 pays membres de l’OTAN «ont intensifié leurs entraînements» des troupes irakiennes, «notamment en terme de déminage, de médecine militaire et de maintenance de l’équipement», a-t-il expliqué, trois mois après que l’Irak a déclaré la «fin» de la guerre contre le groupe État islamique (EI).

M. Stoltenberg a salué «une énorme transformation» des forces irakiennes, passées de la débandade en 2014 face aux jihadistes – qui s’emparaient alors d’un tiers du pays – à la reprise en main de la totalité des centres urbains fin 2017.

En outre, l’OTAN va «former des formateurs aussi longtemps que nécessaire pour être sûr que l’EI n’émerge pas de nouveau», a-t-il poursuivi. À cet effet, l’OTAN va également aider l’Irak à «établir des écoles et académies militaires» et «travailler à des réformes institutionnelles, notamment la lutte contre la corruption».