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Marc-Antoine Pivin remis sur pied

Marc-Antoine Pivin
photo Kevin Kolczynski Marc-Antoine Pivin (10) a bien récupéré après avoir subi une commotion cérébrale lors du match de la coupe Vanier en novembre dernier contre les Mustangs.

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ORLANDO | Sonné par un plaqué à la tête lors de la Coupe Vanier, Marc-Antoine Pivin a bien récupéré.

Au deuxième quart du match contre les Mustangs de Western, l’ailier espacé du Rouge et Or de l’Université Laval a été frappé violemment à la tête par le maraudeur Jesse McNair, qui a écopé d’une pénalité de rudesse, mais qui a pu demeurer dans la rencontre.

«Ma récupération n’a pas été si longue, a raconté Pivin, qui subissait sa première commotion cérébrale en carrière. Mes symptômes ont disparu après deux semaines et j’ai pu me concentrer sur mes examens de fin de session.»

McNair aurait-il mérité d’être expulsé du match comme le souhaitait l’officiel québécois qui était en fonction ? L’arbitre en chef a jugé que le geste du joueur des Mustangs ne justifiait pas une expulsion dans un match de cette importance.

«J’ai revu la reprise souvent et ça se passe rapidement, a souligné Pivin. Ça fait partie du jeu. Après la séquence, j’étais sonné et j’ai suivi le protocole. Ce n’est pas à moi de déterminer si son geste méritait une expulsion ou non.

«La séquence est déjà oubliée, de poursuivre le produit des Cougars du Collège Champlain. Je n’appréhende pas les premiers contacts. Ce jeu a été appelé souvent dans le passé et j’effectuais l’attrapé sans problèmes. Je n’ai pas de raison de stresser.»

Nouvelle règle

La séquence a incité Football Canada à modifier ses règles en prévision de la prochaine saison. Les joueurs qui frapperont un adversaire à la tête seront automatiquement expulsés sans que l’officiel ait à déterminer si le geste était volontaire ou non. Dans le passé, le geste devait être jugé volontaire pour que le fautif soit expulsé.

Si la séquence est derrière lui, Pivin n’a pas aimé rater la deuxième demie du match le plus important de la saison. «Je me suis fait couper ma Coupe Vanier tôt au deuxième quart, a-t-il résumé. La Coupe Vanier est le but ultime et ça m’a laissé sur ma faim. Je suis plus déçu du résultat du match (défaite de 39-17) que d’avoir subi une commotion cérébrale.»

Cette Coupe Vanier abrégée pour Pivin s’ajoutait à une blessure à une cheville subie lors de la deuxième rencontre de la saison, à McGill, qui lui avait fait rater quatre rencontres. «Ces deux blessures me donnent la faim pour la prochaine saison, a-t-il illustré. J’ai très hâte à la prochaine saison. Même si j’ai raté quatre rencontres, j’ai au moins pu revenir au jeu lors du match contre Montréal à guichets fermés au PEPS et prendre part à toutes les parties des séries éliminatoires.»