/24m/transports
Navigation

Un record d’interruptions de service dans le métro en 2017

metro stm
Photo Agence QMI / Archives

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Le métro de Montréal a connu en 2017 une année record dans le nombre d’interruptions de services de cinq minutes et plus.

En tout, 1171 interruptions de ce type sont survenues dans le métro l’année passée, une hausse de plus de 20 % depuis 2016 pour la Société de transport de Montréal (STM) qui n’a connu qu’une seule autre année de plus de 1000 interruptions depuis 20 ans.

La STM a justifié cette hausse en expliquant que le métro roule plus et compte un plus important achalandage, ce qui augmente les risques d’incidents.

Les problèmes mécaniques touchant les trains sont responsables de 31,5 % des interruptions, tandis que les équipements fixes, l’exploitation des trains et d’autres raisons représentent un peu plus d’un arrêt de service sur cinq.

Ce sont les usagers du métro qui sont les plus grands perturbateurs du service, alors qu’ils sont à l’origine de 43 % de pannes. Pas moins de 505 pannes ont été causées par la clientèle, selon des données publiées récemment en ligne par la STM.

Ce type de perturbations peut, par exemple, être causé par des clients ou des objets sur la voie, des portes de wagons ouvertes de force ou des personnes blessées ou malades.

Pour pallier ce problème, la STM a lancé, lundi, une campagne de sensibilisation de quatre semaines concernant les objets tombés sur la voie et les portes retenues.

«Nous avons également du personnel sur les quais aux heures de pointe du matin et du soir dans certaines stations achalandées pour le soutien aux déplacements», a ajouté Amélie Régis, conseillère corporative aux affaires publiques pour la STM, lorsqu’interrogée sur le sujet par courriel.

«Je pense que c’est le genre de campagne qui devrait être à peu près permanente», a cependant insisté François Pépin, le président de Trajectoire Québec, un organisme qui promeut l’accès aux services de transports collectifs au Québec.

«C’est sûr que, quand il y a une présence [sur le quai], cela peut inciter à avoir de meilleurs comportements, a ajouté M. Pépin. C’est une question de civisme et il y a effectivement beaucoup de travail à faire.»

Battre la moyenne

Malgré la hausse du nombre d’incidents, la STM a souligné que sa performance reste meilleure que la moyenne mondiale.

«Il faut noter que la performance de la STM est meilleure que la moyenne mondiale. Notre réseau enregistre 13,5 arrêts de 5 minutes et plus par million de kilomètres parcourus, alors que la moyenne est de 23 dans les réseaux comparables», a fait valoir Mme Régis.

«Oui, c’est une excellente performance, mais il y a toujours place à de l’amélioration», a toutefois nuancé M. Pépin.