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Sauvons nos artères commerciales

magasinage noël
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Saint-Denis. Sainte-Catherine. Saint-Laurent. Plusieurs artères commerciales de Montréal se meurent. Les bouchons de circulation, les chantiers, les problèmes de stationnement et l’offre commerciale grandissante en banlieue font en sorte qu’on ne va plus «magasiner en ville».

Mais un autre facteur menace maintenant les commerçants de la métropole: l’achat en ligne.

Selon le Conseil québécois du commerce de détail, en 2017, plus de six Québécois sur 10 ont effectué des achats sur le web, dont plus de la moitié (55 %) sur Amazon.

Cibler la clientèle locale

Pourquoi magasiner rue Saint-Denis si j’y retrouve les mêmes commerces qu’au DIX30 où je peux me rendre plus facilement et me stationner gratuitement? La tendance est maintenant aux commerces de proximité.

Des établissements plus petits qui offrent un service personnalisé et des produits qu’on ne retrouve pas en ligne ou dans les grandes surfaces.

Des commerces qui cherchent d’abord à plaire aux résidants du secteur et non pas au plus grand nombre possible. Qui apportent un dynamisme. Une vitalité. Une âme. Un attachement à son quartier.

Autre défi: bâtir une «communauté commerciale». Faire en sorte que l’offre soit diversifiée. Que les commerces se complètent et travaillent ensemble plutôt que les uns contre les autres.

Des magasins-vitrines

Les commerçants ne doivent pas se battre contre le commerce en ligne, mais plutôt composer avec lui.

Terminée l’ère où l’on paie un loyer astronomique pour des mètres carrés qui servent à exposer et entreposer son inventaire.

Dans un avenir rapproché, les gens vont se rendre en boutique, par exemple, pour essayer un vêtement dont le commerçant n’aura qu’un exemplaire dans chaque taille.

Pour toucher. Goûter. Sentir. Vivre une expérience. Mais repartir les mains vides puisque le produit sera commandé sur place et livré à domicile.

Magasiner un prix

Selon un sondage des Pages Jaunes, à prix égal, une majorité de répondants choisiraient une entreprise locale. Mais si le prix y est plus élevé, même d’aussi peu que 5 %, un consommateur sur trois irait dans une grande surface, quitte à parcourir quelques kilomètres de plus.

C’est pourquoi villes et régions lancent des campagnes de sensibilisation. «Priorité Sherbrooke». «Goûter Lanaudière!» «Moi, j’achète chez nous!» (Lachine)

Projet Montréal propose la création d’une marque de commerce «Fait à Montréal».

Il est grand temps que la Ville fasse la promotion de l’achat local. Mais aussi qu’elle allège le fardeau fiscal des commerçants afin qu’ils demeurent compétitifs.

Car dès 2020 (aussi bien dire demain), seulement quelques stations du Réseau express métropolitain sépareront le DIX30 des Montréalais.

Ne manquez pas l’émission Mise à jour, animée par Sophie Vallerand, sur les ondes de MAtv tous les lundis, 20 h.