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Uber contribuerait à la congestion routière

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Uber contribue à la congestion routière puisqu’une partie des utilisateurs sont des personnes qui délaissent le transport en commun, selon des experts des États-Unis.

Une étude de l’Université de Californie à Davis réalisée dans sept grandes villes américaines, dont New York et Boston, montre qu'Uber n’est pas une solution à la congestion routière. Au contraire, la multinationale fait augmenter le nombre de voitures sur les routes.

«Ce que l’étude a trouvé, c’est qu’Uber et Lyft amènent des utilisateurs du transport en commun vers des véhicules privés, ce qui signifie plus de véhicules dans les rues», explique Regina Clewlow, auteure principale de l’étude publiée en octobre dernier.

Concurrence

Le président de Trajectoire Québec, François Pépin, estime qu’«il n’y a pas de doute» qu’Uber contribue à la congestion routière à Montréal.

«Ça enlève des gens qui auraient opté pour la marche ou le vélo et qui se tournent vers la facilité [...] C’est une voiture de plus dans la congestion qui aurait pu être évitée», soulève quant à lui le directeur général de l’organisme Vivre en Ville, Christian Savard.

L’étude, qui se base sur un sondage réalisé entre 2014 et 2016, note une baisse de 6% de l’utilisation des autobus dans les villes ciblées en raison de telles applications mobiles ainsi qu’une baisse d’achalandage de 3% pour le train léger.

La lenteur du transport en commun est d’ailleurs la principale raison donnée par ceux qui ont préféré opter pour des services comme Uber malgré leurs coûts plus élevés, note l’étude.

La Société de transport de Montréal a d’ailleurs indiqué par courriel que des services «qui s’apparentent davantage au transport en commun» offerts à l’étranger pourraient affecter l’achalandage du transport en commun s’ils étaient implantés à Montréal.

Aux États-Unis, le service Express Pool de l’entreprise Uber permet à plusieurs clients de se réunir à un point de prise en charge pour ensuite se rendre à une destination commune et ainsi partager le prix de leur course.

«Pas une évidence»

Jean-Philippe Meloche, professeur à l’Université de Montréal et spécialiste en matière de transport urbain, souligne toutefois que ce n’est «pas une évidence» qu’Uber contribue au trafic à Montréal, la métropole possédant un système de transport collectif plus compétitif que plusieurs grandes villes américaines.

Appelé à régir, Jean-Christophe de Le Rue, porte-parole d’Uber Québec, a affirmé que l’entreprise et les sociétés de transport en commun offrent deux options de transport «complémentaires» et non pas en concurrence.