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33 citations marquantes de Jean-Marc Fournier

Jean-Marc Fournier
PHOTO JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL Jean-Marc Fournier

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Le leader parlementaire du gouvernement et ministre responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier, a annoncé lundi son retrait de la vie politique. Sa carrière aura été marquée notamment par son franc-parler et sa vivacité d’esprit qui l'ont conduit à faire plusieurs déclarations marquantes. En voici quelques-unes en ordre chronologique:

 

Jean-Marc Fournier
PHOTO JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

 

À propos de la vice-cheffe du Parti québécois Véronique Hivon en réaction au fait que le premier ministre Philippe Couillard a refusé de lui répondre en Chambre:

«Ce qui m’a étonné c’est que la vice-cheffe agit comme chef quand le chef est là. Si le chef du PQ n’était pas là et que la vice-cheffe agissait comme vice-cheffe comme le chef, je pense que le premier ministre y répondrait. Mais quand le chef est là, le chef ne pose pas de question pour la laisser poser par la vice-cheffe, là on est plus dans la tactique, plus que dans les rôles et les institutions.» – 7 février 2018

À propos du caucus québécois des libéraux fédéraux:

«Nous avons les moyens de nous faire entendre. Maintenant [...] est-ce que ça fait toujours notre affaire, comment on est reçus? Des fois, ça marche; des fois, ça marche moins bien.» – 1er janvier 2018

À propos des allégations non fondées d’Yves Francoeur qui prétendait que Jean-Marc Fournier s’était livré à du trafic d’influence:

« Le minimum serait qu'il soit dans les médias dans les prochaines heures et qu'il s'excuse d'avoir propagé de fausses allégations, à la limite qu'il explique ses gestes.» – 19 décembre 2017

Jean-Marc Fournier
PHOTO STEVENS LEBLANC/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

 

À propos de l’arrestation du député libéral Guy Ouellette:

«Le Québec entier souhaite qu’il y ait plus d’explications, ça c’est évident.» – 30 octobre 2017

À propos de l’élection fracassante de la caquiste Geneviève Guilbault dans Louis-Hébert:

« C’est un coup de tonnerre. Un coup de tonnerre, ça s’entend et ça s’analyse [...]. Je peux vous dire une chose : on ne va pas le banaliser.» – 3 octobre 2017

À propos de l’intégrité du territoire québécois en cas de référendum:

«L'Espagne dit: nous sommes indivisibles. Jacques Parizeau disait: le Québec séparé serait indivisible. Alors, quelle est la conséquence? Soyons prudents dans les nuances. Cela peut comporter des conséquences. Je nous invite à des nuances.» – 21 septembre 2017

Jean-Marc Fournier
PHOTO STEVENS LEBLANC/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

 

À propos de son avenir politique, à la suite des allégations d’Yves Francoeur:

«À un moment donné, tu te demandes à quoi ça sert, la politique.» – 18 septembre 2017

À propos de l’élection de l’ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois:

«Je considère que, pour la démocratie québécoise, d’avoir des points de vue différents, ce n’est qu’utile.» – 6 juin 2017

À propos de la relance de discussions sur la Constitution alors que le conseil des ministres avait été tenu dans l’ignorance:

«Il y a eu une présentation, au moins 45 minutes, PowerPoint, assez élaborée, qui fait le tour de l’affaire. Il y a eu des échanges, tellement que certains échanges se trouvent contenus dans le document.» – 6 juin 2017

Jean-Marc Fournier
Photo Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

 

À propos des révélations sur les liens entre Philippe Couillard et l’ex-organisateur politique Marc-Yvan Côté:

«Si vous faites référence à la première page, presque le tiers de première page ce matin, dans le média de Québecor, je pense que cette information-là, dans son traitement, relève plus du discours politique partisan que de la nouvelle politique.» –31 mai 2017

À propos de sa déclaration erronée en chambre à l’effet que c’était la Sûreté du Québec qui avait «identifié quels étaient les mots-clés» à retirer de la preuve saisie par l’UPAC dans les bureaux du PLQ en 2014, alors qu’il s’agissait de son parti:

«Ce matin, j’ai dit les mots qui n’étaient peut-être pas les plus exacts. Je suis devant vous aujourd’hui, en ce moment, quelques minutes ou heures après, pour vous dire comment je comprends la situation [...] À partir de là, je ne prends plus d’autres questions, je ne suis pas spécialiste en la matière. Alors, si vous voulez savoir si je me suis trompé, je vais arrêter de me tromper, je ne vais plus répondre à vos questions là-dessus.» – 10 mai 2017

À propos du documentaire sur l’histoire du Canada qui ignore la déportation des Acadiens et dépeint Samuel de Champlain comme un «latin lover» sale et repoussant:

«Il y a un os dans Story of Us. Vous aurez compris que je crois que la CBC devrait faire des excuses.» – 6 avril 2017

Jean-Marc Fournier
Stevens LeBlanc/Journal de Québec/Agence QMI

 

À propos de la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet qui empoche tout de même son salaire de députée de l'Assemblée nationale puisqu’elle conserve son siège d’indépendante à Québec:

«Ce n’est pas normal que ce soit l’impôt des Québécois qui paie une charge fédérale. Ici, on se bat justement pour que [le fédéral] assume ses factures. Et là, c’est rendu que le PQ nous force à prendre des factures du fédéral.» – 21 mars 2017

À propos du Parti québécois qui a entrepris une réforme pour rajeunir le parti à la suite d’un rapport coup-de-poing révélant que 68 % des membres du PQ ont plus de 55 ans:

«J’ai dit au moins 10 fois, 20 fois, que le PQ était dépassé. Aujourd’hui, ça vient du PQ lui-même.» – 8 février 2017

À propos du chef de la CAQ lorsqu’il a déclaré vouloir faire payer les riches pour soulager les démunis:

«François Legault est perdu, il cherche une terre, c'est un grand navigateur.» – 13 décembre 2016

Jean-Marc Fournier
PHOTO JOEL LEMAY/AGENCE QMI

 

À propos du chef de la CAQ qui, selon lui, s’inspire de Donald Trump et cultive le cynisme en critiquant trop sévèrement le gouvernement:

«Ceux qui parlent du catastrophisme et de la culture qui nous amène toujours à trouver qu’il n’y a rien de bon, comme fait M. Legault, qui semble s’inspirer de M. Trump, nous emmènent dans un cynisme qui est sans fin et sans respect pour nos institutions et l’espoir que nos concitoyens peuvent avoir.» – 10 novembre 2016

À propos de la demande du député Harold Lebel qui aurait formellement demandé à ce que Gerry Sklavounos cesse d’importuner une attachée de presse de son parti, dans la foulée d’allégations d’inconduites sexuelles qui pesaient contre lui:

«Je ne connais même pas la teneur des informations qui ont circulé à ce moment-là. Je n’ai même aucune idée de quels événements on parle.» – 26 octobre 2016

À propos du Parti québécois et des candidats à la course au leadership du parti:

«À tous les jours, ils vont travailler pour séparer le Québec du reste du Canada, ils vont être déconnectés de l’ensemble des Québécois, ils ne vont pas travailler à réunir les Québécois.» – 5 octobre 2016

Jean-Marc Fournier
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

 

À propos du burkini:

«L'État n'a pas sa place ni dans les chambres à coucher ni dans les garde-robes des citoyens.» – 19 août 2016

À propos de la fin des applaudissements à la période des questions:

«Si nous relevons le débat, l’ensemble des Québécois va considérer cette institution pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un phare, un modèle, un exemple.» – 15 septembre 2015

À propos de la prolongation du mandat de la Commission Charbonneau:

« On a confiance en la commission et s’ils font des demandes il doit y avoir des raisons (...). Bien sûr qu’on souhaite que ça se termine le plus tôt possible, mais c’est la qualité du travail qui est la première importance» – 28 janvier 2015

Jean-Marc Fournier
Photo Agence QMI

 

À propos de l’accès à l’information:

«La transparence est l’une des clés pour que s’exerce une saine démocratie, pour que la population ait confiance en l’État, en ses institutions et en ses élus.» – 12 novembre 2014

À propos des contradictions de Bernard Drainville et de sa charte des valeurs:

«Dérapages et contradictions spectaculaires! Son propre ministre déclare qu’il ne veut pas faire garder ses enfants par une personne qui porte un symbole religieux, mais le même ministre se paye une publicité gouvernementale avec sa photo dans le feuillet paroissial. Est-ce ostentatoire un feuillet paroissial?» – 23 novembre 2014

À propos de la permanence à vie d’André Boisclair dans la fonction publique:

«Elle (Pauline Marois) a trompé les Québécois!» – 1er octobre 2013

Jean-Marc Fournier
Photo Luc Cinq-Mars/24 Heures/Agence QMI

 

À propos de l’abandon du Plan nord par le Parti québécois:

«L’économie est en panne au Québec par votre propre faute.» – 17 septembre 2013

À propos du gouvernement de Pauline Marois qu’il accuse d’avoir plagié le Plan nord en annonçant des investissements de 870 millions $ pour le développement nordique:

«C’est pas mal beaucoup du copier-coller, et malheureusement, ils ont réussi à manquer le copier-coller.» – 7 mai 2013

À propos de la progression fulgurante du taux d’insatisfaction à l’égard du gouvernement péquiste:

«Qu’il y ait des résultats de sondages qui attestent qu’il y a des difficultés du côté de Mme Marois ou une insatisfaction, je n’en suis pas surpris parce que je le partage.» –13 mars 2013

Jean-Marc Fournier
Photo Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

 

À propos du droit de grève des étudiants:

«S’il y en a qui veulent changer ça, ils le font en présumant qu’il y a un vide juridique parce que la désobéissance civile, le non-respect des jugements (des tribunaux) procurent de nouveaux droits (...) Il n’y a pas de droit à la grève. Bloquer les ponts et le métro, ça ne donne pas le droit à la grève.» – 19 février 2013

À propos du 357C, un club privé du Vieux-Montréal, évoqué à la commission Charbonneau, fréquenté par les politiciens:

«Est-ce que d’aller là ou à un autre endroit, parce que la commission Charbonneau en parle, tout à coup c’est rendu un événement ? Moi, je suis allé dans plein d’endroits, plein de restaurants alors je ne sais pas trop pourquoi il faut s’attarder à celui-là. Ce sont des questions sur les personnes (qui sont soulevées à la commission), pas sur le lieu.» – 28 novembre 2012

À propos des révélations concernant l’existence d’un système de financement illégal du parti politique du maire de Montréal Gérald Tremblay, Union Montréal:

«L’heure a sonné où il doit donner des explications claires aux citoyens. S’il ne le fait pas, la situation deviendra insoutenable.» – 30 octobre 2012

Jean-Marc Fournier
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

 

Lorsqu’il fut nommé chef intérimaire du Parti libéral:

« C’est avec honneur et humilité que j’assumerai la fonction de chef intérimaire du Parti libéral du Québec.Nous allons nous mettre au travail immédiatement pour aller regagner la confiance de la population», promettant d’incarner une opposition forte. – 12 septembre 2012

À propos du témoignage d’Isabelle Gaston à Tout le monde en parle, qui a fait plier le gouvernement sur les compensations financières versées pour chaque enfant ayant perdu la vie:

« Il n’y a pas de honte à se dire que parfois, il y a des événements qui nous font prendre conscience d’aller plus rapidement sur une réflexion déjà entamée. Nous sommes tous des humains.» – 21 mars 2012

À propos de l’abaissement par le gouvernement libéral du plafond des contributions électorales à 1 000 $ afin d’apaiser le cynisme de la population:

« Je pense que ce que nous faisons, c'est redonner confiance à la population dans les règles de financement des partis politiques.» – 25 novembre 2010

À souligner aussi cet extrait provenant de son mémoire de maîtrise en 1991 où il critiquait la formule d’amendement de la constitution de Pierre-Elliott Trudeau.

Il s’agit d’une trouvaille d’Antoine Robitaille qui, dans sa chronique Mémoire de députés, publiée sur le site du Devoir en 2013, soulignait que M. Fournier soutenait «que l'union canadienne était dans un «cul-de-sac», car c'est «la méfiance [qui] la caractérise».

Seule une assemblée constituante, soutenait-il, pouvait sauver ce pays éprouvé par le «coup de force» de 1982: «On "canadianisera" véritablement la Constitution, le jour où un consensus s’établira dans les cinq régions du pays et dans les deux territoires, sur ce que devraient être nos intérêts communs, sur les fins que doit poursuivre l’autorité fédérale. Si on se prête à cet exercice de façon sérieuse et généreuse, cela ne peut être que profitable. Dans l’hypothèse où aucun consensus ne se dégagerait et où il faudrait alors conclure à l’impossibilité pour cette union de durer, il faudrait la rompre. Il ne faut pas craindre cette éventualité. Il ne faut surtout pas éviter de faire l’exercice en raison de cette éventualité. Si cette hypothèse se concrétise, la rupture ne sera que plus aisée si elle découle d’un examen sérieux des avantages et des inconvénients de l’union canadienne, si elle est la conséquence d’un constat non partisan et objectif qu’aucun intérêt commun ne retient certaines régions au sein de cette union», plaidait-il dans sa maîtrise!