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Le PQ veut créer une «escouade» pour inspecter les aliments étrangers

Le député péquiste André Villeneuve
Photo d'archives Simon Clark Le député péquiste André Villeneuve

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QUÉBEC | Un an après la mort de deux personnes, causée par des framboises contaminées en provenance de Chine, le Parti québécois veut créer une «escouade d’inspection des aliments» afin d’envoyer un «message clair» aux pays qui exportent des aliments au Québec.

Cette équipe, rattachée au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), comporterait «quelques dizaines d’inspecteurs supplémentaires», ce qui coûterait entre «2 et 5 millions $» aux contribuables québécois, estime le Parti québécois (PQ).

«On parle ici de sécurité alimentaire, de s’assurer que les produits que les gens consomment sont de qualité au moins équivalente à ce que nos producteurs produisent», a expliqué le député péquiste André Villeneuve, lors d’un point de presse, mardi.

Selon les chiffres avancés par le PQ, les différents organismes fédéraux sont en mesure, chaque année, d’inspecter seulement 2 % des produits alimentaires qui se retrouvent sur les tablettes des supermarchés.

Un taux nettement insuffisant, croit le PQ, qui est toutefois incapable de préciser quelle serait la cible de sa nouvelle escouade.

«Je ne veux pas me lancer dans un chiffre, mais moi, je pense que l’important, c’est le message qu’on envoie», a expliqué M. Villeneuve.

Le PQ aimerait également faire une promotion plus agressive de la certification «Aliments du Québec», pour laquelle les Québécois sont «prêts à payer un peu plus cher».

Coût du panier

M. Villeneuve ne croit pas que d’imposer des restrictions supplémentaires aux exportateurs mènera à une augmentation du prix des aliments. Il croit plutôt que de mieux encadrer les produits étrangers permettra aux produits québécois de mieux se faire valoir.

«On a, au Québec, un surplus d’électricité, alors on pourrait mettre à contribution ce surplus d’énergie là pour promouvoir la culture en serre», a donné comme exemple M. Villeneuve.

Il a toutefois reconnu que les entreprises étrangères qui «ne respectent pas les règles [...] ont des coûts de production plus bas».
Au printemps 2017, des centaines de personnes avaient été contaminées par un virus après avoir consommé des framboises congelées en provenance de la Chine. Deux personnes avaient également perdu la vie en raison de cette maladie.