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Une séquence de feu

Plus rien ne freine Taylor Hall, véritable locomotive des Devils

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Photo AFP Après six saisons à Edmonton, Taylor Hall a trouvé sa voie au New Jersey et devrait fracasser sa marque personnelle de 80 points établie en 2013-2014.

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NEWARK | Si l’union entre Taylor Hall et les Devils a soulevé des questionnements au terme d’une première année ponctuée de hauts et de bas, la production monstre de l’attaquant cette saison grâce à une séquence grandiose ne laisse plus de doute. Les chiffres ne mentent pas, Hall tend à s’élever dans la stratosphère des grands.

L’ancien des Oilers a inscrit au moins un point dans les 26 derniers matchs auxquels il a pris part (il a raté trois parties du 22 au 25 janvier). Voilà un exploit qui ne s’était produit qu’à huit reprises depuis la saison 1987-88.

Les 72 points de Hall en font le premier des Devils à franchir le plateau des 70 points depuis 2011-12, quand Ilya Kovalchuk et Patrik Elias avaient atteint le plateau.

Avec sa première campagne en carrière de 30 buts, en plus de 42 passes, Hall a participé à pas moins de 38 % des buts des Devils cette saison, un pourcentage astronomique.

« J’essaie juste de bien jouer, de générer de l’offensive et d’établir une belle chimie avec mes compagnons de trio pour avoir du plaisir sur la glace. C’est un défi d’aller chercher des points à chaque match, mais au bout du compte ça aide l’équipe à gagner et c’est le but ultime.

« Cette séquence prendra fin éventuellement. Je préférerais que ça arrête une soirée où je décoche sept ou huit tirs et que je crée plusieurs occasions de marquer. Tout ce que je veux c’est de bien jouer et les points suivent en ce moment », a commenté l’ailier de 26 ans, devant son casier, en matinée.

Contexte différent

Pour Hall, dont le dernier match en uniforme et sans point remonte au 30 décembre, à Washington, c’est un monde de différences avec la récolte de 53 points de la saison dernière, après son déménagement d’Edmonton au New Jersey.

« L’année passée, je ne dirais pas que c’était un tourbillon, mais il y a eu beaucoup de changements. Dès le camp d’entraînement cette saison, je me sentais déjà beaucoup plus confortable dans mon environnement et pour une personnalité comme la mienne, c’est un bon feeling.

« Je ne suis pas un buteur naturel et j’ai dû apprendre à développer cet aspect pour marquer à ce rythme. Je me vois plus comme un fabricant de jeux. Avec un peu de chance de mon côté, je parais mieux que par le passé », a lancé humblement celui qui a su s’attirer les louanges de l’entraîneur-chef John Hynes.

« Il est un leader sur la glace et en dehors. Il a pris beaucoup de maturité et communique très bien. Nous sommes chanceux de miser sur un Taylor Hall aussi motivé. Le plus intéressant c’est qu’il n’a probablement jamais aussi bien joué défensivement, mais ça ne l’empêche pas de produire à ce rythme. Il est très facile à diriger parce qu’il vit pour le hockey », a-t-il encensé.

Coéquipiers admiratifs

Étrangement, la séquence enflammée de Hall n’a pas forcément coïncidé avec un envol des Devils. L’équipe, qui s’accroche toujours à une place en séries au moment d’écrire ces lignes, a même perdu 14 matchs durant cette période.

C’est pourquoi plusieurs coéquipiers ne se cachent pas pour dire qu’ils en doivent beaucoup à leur joueur vedette, qui contribue largement à maintenir le navire à flot.

« Je n’ai jamais vu ça. À tous les jours, ça m’impressionne », a noté le vétéran Brian Boyle.

« Il nous pousse et se pousse lui-même. J’espère que nous pourrons prendre le relais, car en ce moment, c’est lui qui mène la charge. C’est un exemple pour les jeunes et moins jeunes de voir à quel point il est compétitif et à quel point il travaille sur la glace et en dehors. Ça n’arrive pas par hasard. »

Seul en avant

Pour démontrer à quel point il règne chez les Devils, Hall détenait mardi une avance de 31 points sur le deuxième marqueur de l’équipe, le jeune Nico Hischier. Il s’agit du plus grand écart entre les deux premiers pointeurs d’une équipe à travers la LNH.

« C’est un bon indicateur pour parler d’un joueur dominant. Taylor avait comme objectif de devenir le grand meneur des Devils. C’est exactement ce qu’il fait. Au départ, c’était difficile pour lui de partir des Oilers, mais il est en train de prouver qu’il est l’un des meilleurs de la LNH », estime le nouveau venu Patrick Maroon.

Matchs de suite avec au moins un point

  • Wayne Gretzky (Oilers, 1983-1984) : 51
  • Mario Lemieux (Penguins, 1989-1990) : 46
  • Wayne Gretzky (Oilers, 1985-1986) : 39
  • Mats Sundin (Nordiques, 1992-1993) : 30
  • Wayne Gretzky (Oilers, 1982-1983) : 30
  • Guy Lafleur (Canadien, 1976-1977) : 28
  • Wayne Gretzky (Oilers, 1984-1985) : 28
  • Mario Lemieux (Penguins, 1985-1986) : 28
  • Paul Coffey (Oilers, 1985-1986) : 28
  • Steve Yzerman (Red Wings, 1988-1989) : 28
  • Taylor Hall (Devils, 2017-2018) : 26