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Les Redskins s’intéressent à Christopher Amoah

Le porteur de ballon du Rouge et Or aura son proday au PEPS le 13 mars

DM redmen vs RO-01
Photo d’archives, Daniel Mallard Christopher Amoah aura comme mission d’impressionner les représentants des Redskins de Washington en visite au PEPS.

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ORLANDO | Les Redskins de Washington seront au PEPS pour épier Christopher Amoah le 13 mars à l’occasion du proday du Rouge et Or de l’Université Laval.

« Je ne suis pas surpris, a raconté l’agent d’Amoah, Sasha Ghavami. Les Redskins m’avaient parlé à l’époque et ils viennent de confirmer leur présence. Ils sont très intrigués par sa vitesse et par ce qu’il peut apporter. Pour le moment, Washington est la seule équipe qui a confirmé sa présence. »

Les Cards de l’Arizona ont aussi démontré de l’intérêt au cours des dernières semaines, mais ils n’ont pas confirmé leur présence au proday.

« C’est un bel événement et c’est le fun que la NFL s’intéresse aux joueurs québécois depuis quelques années, a souligné Ghavami. C’est une belle opportunité qu’on ne prend pas à la légère. Chris ne doit pas se mettre de pression et s’amuser. »

Il s’agit d’une troisième année consécutive où la NFL débarque au PEPS. L’an dernier, un total de 17 équipes s’étaient déplacées pour voir l’ailier rapproché Antony Auclair en action, lequel a par la suite signé comme agent libre avec les Buccaneers de Tampa Bay, et les Raiders d’Oakland s’étaient pointés dans la Vieille Capitale en 2016 pour voir à l’œuvre le garde Charles Vaillancourt.

Duvernay-Tardif a pavé la voie

En 2014, le garde Laurent Duvernay-Tardif, des Redmen de McGill, avait été le premier à attirer des équipes de la NFL au Québec. Il a par la suite été repêché par les Chiefs de Kansas City.

Aux premières loges dans la préparation physique d’Amoah, Guillaume Rioux a bon espoir que le porteur de ballon sera à la hauteur. « Chris est l’un des athlètes les plus spéciaux que j’ai vus à Laval pendant mes années de joueur et d’entraîneur, a souligné l’entraîneur des receveurs et préparateur physique du Rouge et Or. Je n’ai pas vu grand monde courir comme lui. Il se prépare bien depuis janvier et il travaille super fort. Je suis confiant qu’il va performer à la hauteur de ses qualités athlétiques. »

Amoah a réalisé un chrono électrique de 4 s 47 lors du Défi Est-Ouest en mai dernier. « Il est capable de faire encore mieux. C’est le test le plus important pour lui. Il pourrait réussir un temps dans les bas 4 s 4. »

Pierre aussi en action

L’ailier espacé Tyrone Pierre sera aussi en action lors du proday. « J’ai vérifié avec les Redskins et ils ont confirmé vouloir voir Tyrone à l’œuvre, a mentionné Ghavami. Ils savaient que Tyrone avait été au Texas en janvier pour le College Gridiron Showcase et il possède le potentiel pour participer à un tel événement. »

Amoah et Pierre ne sont pas à Orlando pour le camp de printemps du Rouge et Or. Ils sont demeurés à la maison pour peaufiner leur préparation. Pierre a obtenu de très bons résultats dans les tests d’agilité au Défi Est-Ouest. Hugo Richard sera le quart-arrière pour ses coéquipiers Amoah et Pierre.

Un Belge en apprentissage

Loïc Sapart s’adapte lentement au nouveau calibre de jeu

Loïc Sapart est arrivé dans l’environnement du Rouge et Or en janvier dernier.
Photo Kevin Kolczynski
Loïc Sapart est arrivé dans l’environnement du Rouge et Or en janvier dernier.

ORLANDO | Loïc Sapart fait ses premiers pas avec le Rouge et Or de l’Université Laval où il découvre un environnement fort différent.

L’ailier défensif belge s’est joint aux finalistes de la Coupe Vanier en janvier après une saison dans un Junior College avec la formation de West Hills Coalinga en Californie où il souhaitait obtenir une bourse au sein d’une formation de Division 1 de la NCAA. Des amis à son père lui ont fait découvrir le Rouge et Or.

« C’est un peu dur pour débuter, a souligné Sapart. Il y a une bonne adaptation à faire. Le cahier de jeux n’est pas le même tout comme les règles. Il y a aussi la verge qui sépare les deux fronts. Je commence à me sentir à ma place et à m’intégrer.

« Il y a de bons moments, mais je dois améliorer plusieurs choses, de poursuivre l’ailier défensif de 6 pi 6 po et 240 livres qui évolue pour l’équipe nationale de son pays. Je fais trop souvent le même mouvement pour me rendre au quart-arrière et je dois corriger ce point. Je joue aussi trop haut au lieu de créer un effet de levier. »

Calibre différent

Et le calibre de jeu ? « Le calibre est meilleur et très différent de ce que je faisais en Californie, mais je ne regrette pas ma décision de venir au Canada, a-t-il mentionné. Ce n’est pas le même calibre et c’est beaucoup plus intensif ici. Mathieu Betts est très bon. Je dois m’entraîner et travailler dur. C’est bien que je sois ici pour le camp de printemps, car le stress de la saison n’est pas présent. »

Étant donné qu’un poste d’ailier défensif est disponible en raison du départ d’Edward Godin, Sapart croit-il en ses chances d’être partant dès sa première saison ? « Il y a une possibilité, mais je devrai travailler dur et apprendre le cahier de jeu », a indiqué l’ailier défensif de 20 ans qui a déjà séjourné à Miami pour des essais avec des formations de la NCAA.

Quelle est la première évaluation de l’entraîneur-chef et responsable de la ligne défensive Glen Constantin ? « C’est surprenant, a mentionné le pilote lavallois. Il possède de belles qualités athlétiques. On voit qu’il a eu un peu de coaching et il ne part pas à zéro sur le plan technique. C’est prometteur, mais il devra s’habituer à ce qu’on fait. Il a des choses à apprendre, mais il peut contribuer dès sa première année. Ce n’est pas comme s’il y avait une longue liste d’attente à sa position. »

Bellefroid en attente

Marc-Antoine Bellefroid reluque lui aussi le poste de partant. « Je me sens pas mal mieux que la saison dernière après avoir été opéré à un genou pendant la saison morte. C’est le poste que je veux et je vais tout donner. Comparativement à mon premier camp en août 2016, c’est certain qu’il y a eu une bonne progression parce que je me sentais assez moyen. »

Alexandre Gagnon et Aleck Brodeur voient aussi de l’action comme ailier défensif.

Chénard et Pelletier ne chôment pas en Floride

Samuel Chénard
Photo courtoisie
Samuel Chénard

ORLANDO | Samuel Chénard et David Pelletier profitent d’un temps de jeu inespéré au camp de printemps.

En raison de l’absence du partant Hugo Richard qui a participé au camp régional de l’Est de la LCF, mercredi à Montréal, Chénard et Pelletier sont beaucoup plus occupés. « C’est rare que nous avons un aussi gros volume, a souligné Chénard. C’est bien de prendre des répétitions mentales, mais c’est encore mieux de les prendre en action. Mon but cette année est de consolider mon poste de numéro 2 et d’obtenir le poste de partant en 2019 après le départ de Hugo. »

Même s’il a peu joué à ses trois premières saisons, Chénard juge qu’il a progressé considérablement. « En travaillant avec Mathieu [Bertrand], c’est hallucinant ma progression, a-t-il affirmé. Mes lancers en mouvement et mes drop backs se sont améliorés. On met beaucoup d’emphase là-dessus lors des périodes d’enseignement. J’apprends de Hugo. »

Pas de compétition

À sa deuxième saison, Pelletier est content de son camp. « Ça faisait longtemps que je n’avais pas pratiqué avec l’offensive, a indiqué le produit du CNDF. Je connais mieux les receveurs et on réussit à avoir un bon rythme en attaque.

« Quand je suis arrivé à Laval, la technique était un gros point que je devais améliorer, de poursuivre Pelletier. Ça va mieux à ce niveau. Je suis plus à l’aise depuis janvier. Je suis plus précis et plus constant dans mes passes. J’ai moins d’hésitation et le jeu a ralenti devant moi. Pour la Floride, il n’y a pas de bataille entre moi et Samuel. Le focus n’est pas là. On s’aide et on se concentre sur nos choses. »