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Lukumbi Tshindaye se rapproche de son rêve

Le joueur du Dynamo s’envole pour l’Allemagne afin de se faire recruter par un club

Lukumbi Tshindaye s’envole aujourd’hui pour l’Allemagne où il tentera d’impressionner des clubs de la Bundesliga.
Photo Courtoisie ARSQ Lukumbi Tshindaye s’envole aujourd’hui pour l’Allemagne où il tentera d’impressionner des clubs de la Bundesliga.

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Mardi, Lukumbi Tshindaye a dû contacter son entraîneur de soccer pour lui dire qu’il raterait les entraînements cette semaine, la suivante, et l’autre d’après. Pas en raison d’une blessure ou de devoirs qui nécessiteraient plus de temps que prévu. Non, il ratera ces entraînements parce qu’il sera en Allemagne, où une agence l’a recruté afin de lui offrir des essais professionnels avec certains des plus grands clubs de la Bundasliga.

Le natif du Congo, qui a grandi au Rwanda avant d’arriver à Québec en décembre 2009, a reçu un appel de l’agence allemande Sapad International Consulting, l’invitant, toutes dépenses payées, à une escapade en Allemagne dans le but de se faire remarquer par certains clubs du pays.

Un rêve

En Europe, ce sont des agences qui, au départ, dénichent les jeunes talents dans le but de les faire voir par les équipes et, éventuellement, pouvoir monnayer leurs services. C’est grâce à une vidéo préparée par Lukumbi Tshindaye lui-même que l’agence l’a contacté.

Pour la durée du séjour, il demeurera à Berlin, sera logé et nourri, suivra des cours d’allemand et participera à un camp d’entraînement d’un mois afin d’être prêt pour les essais devant les différents clubs. Tout ça, payé par l’agence.

« C’est un rêve qui se réalise. L’an dernier, ma famille avait fait des recherches en Allemagne, mais là, ce sont des clubs qui viennent me chercher. C’est bien de voir qu’à Québec, il est possible pour un jeune d’aller jouer en Europe », mentionne le jeune Québécois de 18 ans.

Lukumbi Tshindaye  est entouré par le directeur technique de l’ARSQ, Helder Duarte, et par l’entraîneur du Dynamo de Québec, Edmond Foyé.
Photo kevin dubé
Lukumbi Tshindaye est entouré par le directeur technique de l’ARSQ, Helder Duarte, et par l’entraîneur du Dynamo de Québec, Edmond Foyé.

 

Réglé à 90 %

En Allemagne, Tshindaye s’activera devant trois clubs : l’Académie de la prestigieuse Bayern Munich, l’Union de Berlin et Hambourg.

Évidemment, rien n’est sûr dans son cas. Toutefois, pour l’entraîneur du Dynamo de Québec, Edmond Foyé, qui a compté sur les services de Lukumbi la saison dernière, le simple fait qu’une agence soit prête à l’attirer pour une durée indéterminée en Europe, toutes dépenses payées, fait foi de l’intérêt des clubs allemands envers le jeune footballeur.

« Il devra passer des tests médicaux, se préparer physiquement et suivre des cours là-bas. Va-t-il aimer ou pas ? Je pense que c’est réglé à 90 %, mais les 10 % restants, c’est ce qu’il va faire pour rester là-bas », mentionne-t-il.

Ballou Tabla a ouvert des portes

L’aventure allemande que vivra Lukumbi Tshindaye est un résultat du récent transfert de Ballou Tabla de l’Impact de Montréal vers le FC Barcelone, croit Edmond Foyé.

L’entraîneur du Dynamo de Québec croit que le départ du Québécois d’origine ivoirienne vers le Barça a ouvert des portes aux jeunes joueurs de foot québécois rêvant un jour d’évoluer de l’autre côté de l’Atlantique.

« L’épisode Ballou a ouvert des portes. Les joueurs d’ici sont de moins en moins complexés et ils peuvent se faire valoir. On est content pour Lukumbi, car avec l’âge qu’il a et la saison qu’il a faite, ça démontre qu’avec du travail et du talent, quand tu réussis à canaliser tout ça, tu peux faire de belles choses au Québec. Le rêve est permis entre le Québec et l’Europe au niveau football », croit-il.

Joueur différent

Foyé a dirigé pendant plus de 15 ans des équipes de soccer en France avant de décider de venir s’établir au Québec afin de participer à l’entrée en scène du Dynamo de Québec, en janvier 2017. Il sait donc pertinemment ce que ça prend pour faire carrière sur le Vieux Continent et il croit que le jeune Tshindaye a ce qu’il faut pour réussir.

« Je me rappelle quand je suis venu ici pour la première fois, j’ai vu que les joueurs étaient bons techniquement, mais que leur jeu sans le ballon faisait défaut. La grosse différence aujourd’hui avec Lukumbi, c’est son activité sans le ballon, sa disponibilité et les courses qu’il fait pour se placer dans des intervalles. C’est ce qui fait qu’il est différent des autres. Le talent, il est là, pas de problème », croit-il.

Historique

Une chose est sûre, toutefois, le départ de Lukumbi Tshindaye pour l’Europe marque un tournant de l’histoire du soccer à Québec puisqu’il est le premier résident de la Vieille Capitale à être invité par une agence de recrutement européenne.

« C’est gros, non seulement pour l’ARSQ ou le Dynamo, mais aussi pour la région de Québec en entier », se réjouit quant à lui le directeur technique de l’Association régionale de soccer de Québec (ARSQ), Helder Duarte.