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Une saison riche en apprentissages

Dans les bons comme dans les mauvais matchs, Charlie Lindgren poursuit sa progression

Malgré une première période pénible face aux Devils mardi, Charlie Lindgren n’a pas souhaité être retiré du match. « J’étais très heureux qu’on me laisse devant le filet. Je veux toujours continuer de lutter avec mes coéquipiers », a mentionné le gardien.
Photo AFP Malgré une première période pénible face aux Devils mardi, Charlie Lindgren n’a pas souhaité être retiré du match. « J’étais très heureux qu’on me laisse devant le filet. Je veux toujours continuer de lutter avec mes coéquipiers », a mentionné le gardien.

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SUNRISE | Charlie Lindgren a passé un mauvais quart d’heure devant le filet du Canadien, mardi soir à Newark. Une soirée que le gardien recrue s’est empressé d’ajouter à son bagage d’expérience.

« Les choses ne se déroulent pas toujours de la façon dont on le souhaite. C’est ce qui fait la beauté du sport : on ne sait jamais ce qui nous attend », a déclaré Lindgren, un brin philosophe, une douzaine d’heures après la débâcle.

C’est encore plus vrai quand on est un jeune gardien prometteur qui cogne à la porte de la LNH. En raison des absences de Carey Price, l’Américain a obtenu beaucoup plus de départs dans le circuit Bettman qu’il n’aurait pu l’imaginer lorsque la saison s’est mise en branle, au début d’octobre.

En fait, la campagne en entier en est une d’apprentissage pour le produit de l’université St. Cloud.

Ne jamais abandonner

Rappelé pour la première fois en novembre, il a fait écarquiller bien des yeux en remportant trois de ses quatre premiers départs ; quatre matchs au cours desquels il n’a accordé que cinq buts. À l’image de l’équipe, les choses se sont gâtées quelque peu par la suite.

Son retour dans la Ligue américaine a été ponctué de hauts et de bas. À sa défense, il est difficile de démontrer de la régularité derrière une équipe comme celle du Rocket de Laval.

« Ç’est une très bonne saison pour moi. J’ai appris énormément cette année et je suis reconnaissant pour ça, a-t-il mentionné. Tout cela fera de moi un meilleur gardien. »

Tout comme en novembre, Lindgren a réalisé un jeu blanc dès le premier match de son deuxième séjour de la saison à Montréal. Une performance étincelante contre les Flyers, suivie d’une sortie honnête devant les Islanders et d’une soirée pénible au New Jersey.

Tel qu’indiqué la veille, bien qu’il ait cédé quatre fois sur 17 tirs au cours des 20 premières minutes de jeu, il n’était pas question pour lui de quitter le filet.

« J’étais très heureux qu’on me laisse devant le filet. Je veux toujours continuer de lutter avec mes coéquipiers. Même quand ça va mal, je préfère demeurer dans mon demi-cercle plutôt que de me faire retirer du match », a-t-il fait savoir.

Niemi de retour

Voilà un comportement qui en dit long sur la volonté du jeune homme. Une qualité que Claude Julien n’a pas tardé à remarquer.

« Je voulais voir des joueurs rebondir et montrer du caractère, et il faisait partie de ce groupe-là. J’ai aimé la façon dont il s’est défendu à partir de la deuxième période. Il a affiché beaucoup de caractère », a déclaré l’entraîneur du Canadien.

Impossible toutefois de savoir si Lindgren sera de retour devant le filet du Canadien jeudi soir, à l’occasion de son affrontement contre les Panthers.

Remis de sa blessure au bas du corps, Antti Niemi était de retour à l’entraînement, mercredi. Attendant de voir comment le corps du Finlandais réagirait à l’exercice, Julien a préféré repousser sa décision.

Un exemple pour Lindgren

Une chose est certaine, l’entraîneur est très satisfait du travail accompli par l’homme masqué de 34 ans, sur qui les Panthers et les Penguins ont abandonné l’automne dernier.

« Quand il est arrivé avec nous, il montrait des statistiques qui n’étaient pas élégantes. Cependant, il a démontré qu’elles n’étaient pas révélatrices de son jeu », a souligné Julien.

Ce dernier a profité de l’occasion pour louanger l’éthique de travail du vétéran encourager Lindgren à s’en servir comme modèle.

« Charlie travaille déjà fort, mais ça lui permet de voir qu’un vétéran beaucoup plus âgé que lui continue de travailler fort. À ce niveau-ci, tout le monde a du talent. Que tu sois un attaquant, un défenseur ou un gardien, c’est l’éthique de travail qui fait la différence », a-t-il soutenu.