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L’ex-extrémiste sikh dément la théorie des Canadiens

Jaspal Atwal en a profité pour exprimer ses remords pour une tentative d’assassinat

Atwal
Courtoisie Lors d’un premier point de presse dans le bureau de son avocat Rishi Gill (à gauche), l’ex-extrémiste sikh Jaspal Atwal (à droite) s’est notamment excusé d’avoir participé à une tentative de meurtre d’un ministre indien dans les années 1980.

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OTTAWA  |  Se disant « dévasté » par le fait qu’il est au centre d’une controverse internationale, l’ex-extrémiste sikh Jaspal Atwal dément les informations propagées par le gouvernement quant à son invitation à une réception officielle en Inde qui a viré à l’incident diplomatique.

Dans une allocution lue aux médias jeudi, M. Atwal a indiqué qu’il avait sollicité une invitation à une soirée d’honneur au haut-commissariat du Canada en Inde « par les voies officielles ».

« Quand mon invitation à la soirée est devenue le centre d’une controverse, j’étais complètement sous le choc et dévasté. Quand on m’a envoyé mon invitation, j’ai présumé qu’il n’y aurait pas de problème. Et personne n’a indiqué qu’il y aurait un enjeu avec ma présence », a déclaré M. Atwal.

« À aucun moment, M. Atwal n’a été un agent indien et n'a point été approché par des membres du gouvernement indien pour devenir un de leurs agents ou informateurs », a ajouté son avocat, Rishi Gill.

Atwal est une figure controversée. Ce séparatiste sikh a été condamné à 20 ans de prison en 1986 pour avoir tenté d’assassiner un ministre indien de passage au Canada.

Sa version des faits contredit la théorie d’un haut fonctionnaire du gouvernement aux médias, à l’invitation du cabinet du premier ministre.

Cette source, plus tard identifiée comme le conseiller en sécurité nationale Daniel Jean, soupçonnait que des électrons libres du gouvernement indien auraient pu avoir arrangé la présence de M. Atwal pour mettre Justin Trudeau dans l’embarras.

Excuses

M. Atwal s’est aussi excusé pour sa participation à la tentative d’assassinat. Il a ajouté que ses opinions politiques ont beaucoup évolué depuis cette époque et qu’il n’a « que des remords ».

« Je veux que les gens sachent à quel point c’est difficile pour la personne qui devient le centre de l’attention des médias internationaux », a-t-il ajouté, clairement ébranlé.

Le Cabinet du premier ministre n’a pas voulu réagir aux déclarations de M. Atwal. Pour sa part, le chef conservateur Andrew Scheer a accusé M. Trudeau de pousser une « théorie du complot » dans le but de « détourner l’attention de son voyage catastrophique en Inde ».