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Très courtes reprises des négociations à l’Aluminerie de Bécancour

Aluminerie de Bécancou - ABI
Photo Capture d'écran / TVA Nouvelles

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La reprise des négociations entre la direction de l’Aluminerie de Bécancour et le syndicat de ses 1030 employés en lock-out n'a pas fait long feu, jeudi matin.

Les représentants patronaux ont quitté après à peine 25 minutes d'échanges par l'intermédiaire du conciliateur pour cette première rencontre depuis le 22 décembre. À la sortie de cette brève rencontre, la directrice de l'aluminerie Nicole Coutu a mentionné que l'offre dite finale déposée le 22 décembre ne constituait plus une base de négociation.

Elle a justifié ce durcissement en critiquant le syndicat qui fait face à un lock-out depuis le 11 janvier.

«Les moyens de pression du syndicat durant ces négociations ont causé une détérioration importante des conditions d’opération dans l'usine, créant des dangers pour les employés, mettant les biens en péril, menaçant l'approvisionnement des clients et affectant négativement le rendement financier», a affirmé l’entreprise par communiqué pour expliquer pourquoi l’offre rejetée par le syndicat est retirée de la table de négociation.

Nicole Coutu indique que l'aluminerie devra faire face à des changements fondamentaux afin d'en garantir la productivité et la compétitivité. Elle n'a pas précisé à quelle sorte de changements elle faisait allusion et a ajouté que des suggestions étaient attendues à cet effet de la part du syndicat.

Attitude vengeresse

Le syndicat a dénoncé la position de la direction en la qualifiant de «vengeresse et peu constructive».

« C’est un affront à tous les travailleurs. Après deux mois dehors, ils nous disent que ce qu’ils ont déjà proposé ne constitue même pas une base de travail. Ils disent attendre nos suggestions, mais sur du vide. On ne négocie pas à partir d’une feuille blanche. C’est dommage que les représentants patronaux n’aient pas la décence de s’appliquer à mener une négociation de façon responsable, dans les règles de l’art », a affirmé le président de la section locale 9700, Clément Masse, par communiqué.

«Ils ne font qu’exprimer une vengeance à l’égard du rejet de leur offre. C’est la même ritournelle qu’au moment du lockout. Ils perdent de l’argent à cause de leur propre décision de décréter le lockout et ils essaient de nous faire porter le chapeau», a-t-il ajouté.

M. Masse a rappelé que le régime de retraite et les mouvements de main-d’œuvre sont les principaux points de litige.

C'est la ministre du Travail Dominique Vien qui avait convaincu les parties de reprendre les pourparlers avec un conciliateur, qu’elle a nommé.

- Avec la collaboration de Louis Cloutier