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Commande de taille

Rémi Garde veut voir un brin de folie dans le jeu de ses hommes

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Photo Agence QMI, Joel Lemay Le gardien Evan Bush est conscient que la tâche de l’Impact sera ardue contre le Crew.

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COLUMBUS | Le parcours du combattant de l’Impact se poursuit en ce début de saison parsemé de matchs à l’étranger avec une visite, samedi après-midi, au MAPFRE Stadium, domicile du Crew de Columbus.

On ne doit pas s’attendre à une partie de plaisir puisque le Crew a amorcé la saison en prenant sa revanche des dernières séries éliminatoires sur le Toronto FC, qu’il a blanchi 2 à 0 au BMO Field, samedi dernier.

« On savait que Columbus était une bonne équipe avant qu’il batte Toronto, a prévenu Evan Bush. Ils jouent très bien contre Toronto depuis quelques années.

« Peut-être qu’un 2 à 0 à l’étranger pour amorcer la saison était un peu étonnant, mais Toronto pensait peut-être aussi à son quart de finale de la Ligue des champions de mercredi », a-t-il cependant mis en relief.

Bon collectif

Rémi Garde a bien étudié l’équipe de son homologue Gregg Berhalter et il en a retenu de belles choses.

« C’est un très bon collectif qui se connaît très bien et qui évolue ensemble depuis longtemps même si le groupe est régénéré, mais il n’est pas complètement renouvelé chaque année. »

Garde a notamment vanté les mérites de Berhalter dans le style de jeu qu’il préconise.

« J’ai vu une équipe très organisée qui a une identité de jeu très claire. Leur entraîneur est là depuis longtemps et il a eu le temps de mettre tout ça en forme. Il a joué aux Pays-Bas et je peux reconnaître une part de la philosophie de jeu néerlandaise dans leur style. »

Plus créatifs

Jeudi, Rémi Garde a demandé à ses joueurs d’être un peu plus créatifs dans leur approche, eux qui se sont surtout appliqués à respecter les consignes contre les Whitecaps de Vancouver, dimanche dernier.

« J’aimerais que notre première mi-temps soit moins timide que ce qu’on a connu à Vancouver. »

Si l’on se fie à Saphir Taïder, le message a été bien reçu par le groupe.

« Il nous a dit de jouer avec plus de créativité, de nous lâcher et de ne pas toujours respecter certaines consignes parce qu’il y a des responsabilités à prendre, mais chaque joueur doit aussi amener un plus à l’équipe. »

Plus fous

Garde aimerait donc que son équipe fasse preuve d’une certaine dose de folie dans son jeu tout en ne butant pas sur le fait que le match est en territoire ennemi.

« Je sais qu’obtenir des points à l’étranger est difficile. De temps en temps, il faut oublier qu’on est sur la route et il faut imposer notre propre philosophie.

« Parfois, j’aimerais que mes joueurs ne soient pas en train de réciter une leçon quand nous sommes dans le dernier tiers, j’aimerais qu’ils soient un peu plus “fous”. »

En forme

Matteo Mancosu, qui a marqué le seul but des siens dimanche dernier, semble être dans de très bonnes dispositions.

« Je me sens bien, mon corps est plus fort et plus rapide, et je peux marquer des buts parce que j’obtiens des chances. J’ai l’esprit libre et mes jambes sont plus fortes. »

On a aussi souligné que Daniel Lovitz et lui s’étaient bien entendus contre les Whitecaps puisque le latéral gauche lui a adressé plusieurs bons centres.

« Dan a mis plusieurs centres dont on a pu profiter, mais on peut faire mieux pour les convertir. »

Quant au nouveau venu, Rod Fanni, il est possible qu’on le voie en défense centrale puisque Rémi Garde a soutenu qu’il fait partie des postulants.

Imprévisible et dangereux

Il y a quelques joueurs de la MLS qui ne rechigneraient pas à affronter l’Impact plusieurs fois dans une saison. On peut penser à Dom Dwyer ou à Kei Kamara, qui a encore marqué contre Montréal la semaine dernière, mais il ne faudrait pas oublier Federico Higuain.

Le milieu offensif du Crew se régale généralement toujours contre le Bleu-blanc-noir, contre lequel il a inscrit pas moins de 7 buts en 15 matchs depuis 2012.

Fort de caractère, l’Argentin de 33 ans n’est pas nécessairement le joueur le plus apprécié dans le vestiaire de l’Impact.

« Si on ne l’aime pas, c’est un signe de respect parce que c’est un des meilleurs joueurs de la Ligue depuis quelques années », assure Evan Bush.

Magicien

Jukka Raitala, qui a disputé la dernière saison dans un maillot jaune et noir, a eu l’occasion de bien connaître celui que l’on surnomme « Pipa ».

« S’il trouve de l’espace, il peut faire de la magie. Nous devons nous en préoccuper, mais il y a 10 autres joueurs sur le terrain. »

Bush, qui a un siège de premier choix pour voir évoluer le milieu créatif, corrobore les dires de son coéquipier.

« Il est imprévisible. On ne peut pas regarder un match et se dire qu’on va le voir à tel ou tel endroit.

« On ne peut pas savoir ce qu’il va faire parce qu’il est toujours en flottement et ça peut causer des maux de tête parce que tu ne sais jamais où il va apparaître. »

Philosophie

Raitala n’a joué qu’une saison avec le Crew, mais ce fut suffisant pour qu’il apprenne à apprécier les méthodes de travail de l’entraîneur-chef, Gregg Berhalter.

Le patron du Crew a en effet une approche très méthodique quand il prépare son équipe pour un match.

« Gregg est très axé sur les détails et il travaille toujours l’entraînement en fonction du prochain adversaire. Il analyse tout très bien. »

Cela dit, ce sera un peu spécial pour le Finlandais de 29 ans de retrouver l’équipe avec laquelle il a atteint la finale de l’Association de l’Est contre le Toronto FC l’automne dernier.

« Il y a trois mois, je jouais encore pour le Crew. C’est un match très particulier et je suis fébrile. »

Impact : Krolicki continue d’impressionner

Décidément, Ken Krolicki fait une forte impression à Rémi Garde et il ne serait pas étonnant qu’il soit de nouveau partant samedi après-midi.

« Son premier match a été excellent, pour être honnête, et je suis un peu surpris parce qu’il n’avait joué que du football universitaire », a soutenu l’entraîneur.

« Il s’est rapidement adapté à un nouveau calibre de jeu. Sa compréhension de ce qu’il faut pour être un joueur professionnel est très bonne », a ajouté Garde.

Crew : un site pour un stade à Austin

Le propriétaire du Crew, Anthony Precourt, magasine activement un terrain pour un nouveau stade à Austin, au Texas, afin d’y déménager son équipe.

Precourt aurait arrêté son choix sur l’un des cinq sites qui lui avaient été proposés dans la capitale du Texas.

Il s’agit d’un ancien site d’enfouissement de déchets chimiques qui a été décontaminé à grands frais et qui pourrait accueillir le stade, qui serait construit au coût de 200 M$ US.