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Pourquoi pas «J’ai ma patinoire»?

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Lâchons les statues un peu et pensons au hockey extérieur !

Ça m’est venu spontanément hier matin en lisant sur la fin de l’aventure du groupe « J’ai ma place », sympathique mouvement populaire lancé en 2008 et qui visait à faire participer directement les citoyens de Québec à la construction d’un amphithéâtre.

C’était « un peu un projet fou », a rappelé l’initiateur, le comptable Mario Bédard. « On vendait des billets fictifs dans un amphithéâtre fictif. » Quand même : 17 millions de dollars auront été amassés et remis pour la construction du Centre Vidéotron.

Et il reste de l’argent. Un dernier chèque de 460 000 $ a été fait à la Ville. « L’argent va servir à amener d’autres commémorations sur le site », a dit le maire.

Un projet « patinoires » ?

Je ne dédaigne pas le passé, la mémoire, l’histoire. Je me fais un devoir — dans la mesure de mes moyens — d’honorer la devise du Québec. Mais encore dépenser pour des statues de joueurs ?

Le hockey, ce n’est pas juste une mémoire ou un sport professionnel, c’est aussi un sport populaire, un sport de quartier. Pourquoi ne pas lancer un grand projet « patinoire » ? Québec se proclame « capitale de l’hiver », mais admettons-le, nos patinoires pour jouer au hockey dehors font souvent pitié.

Et le hockey dehors, l’hiver, c’est pas mal la quintessence de ce sport. La Ligue nationale appelle le match qui se joue à l’extérieur la « classique d’hiver ». La Ligue junior majeur du Québec s’y est mise aussi (à Drummondville, cette année).

Changements climatiques

Revenons à nos patinoires de quartier. Oui, elles font pitié. D’abord, elles sont assaillies par les changements climatiques.

Cette année, à Québec, les patinoires de quartier ont peut-être ouvert tôt dans la saison, avant Noël. Le début fut assez radical toutefois : il a fait -40 pendant toutes les vacances ! Mais regardez de quoi elles ont l’air actuellement : elles n’ont même pas survécu à la semaine de relâche.

Fondation bleu blanc rouge

Et si on en réfrigérait certaines ? À Montréal, la Fondation bleu blanc rouge a, dans la dernière décennie, ouvert six patinoires de quartier artificielles. Longueuil, Laval, Sherbrooke et Trois-Rivières ont aussi profité de la générosité de cette fondation. Pourrait-elle, peut-être avec le coup de main des derniers deniers de « J’ai ma place », venir en installer une à Québec ?

Vous allez me dire : mais ça existe, des patinoires extérieures artificielles. Certes : Place d’Youville, la Place Jean-Béliveau, l’anneau de glace des Plaines et Gaétan-Boucher.

Bravo ! Mais il y est toujours interdit de jouer au hockey, à part à quelques moments sur une d’entre elles (Jean-Béliveau).

La gestion des patinoires de hockey extérieure devrait être améliorée aussi, comme leur animation, qui devrait être digne d’une « capitale de l’hiver ». Si on possédait de meilleures installations, ce serait sans doute plus facile d’y arriver. Peut-être que ça nous prendra un « j’ai ma patinoire » ?