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Faut-il acheter du CGI?

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Q. Récemment, le fondateur de CGI, Serge Godin, a vendu pour plus de 230 millions de dollars de ses actions. Que faire avec mes actions ?

R. Le géant québécois des technologies de l’information Groupe CGI est très optimiste face à l’avenir. L’entreprise entend embaucher 72 000 personnes d’ici 10 ans. À TVA nouvelles, le fondateur s’est confié sur l’avenir de la boîte qu’il a créée en 1976. Se disant extrêmement optimiste, il n’a pas l’intention de prendre sa retraite de sitôt. Mais pour l’investisseur, ces propos tranchent avec ses gestes.

D’abord, prenons un peu la mesure de ce joyau québécois. À mon avis, si une entreprise mérite ce titre, c’est davantage CGI que Bombardier. CGI a une capitalisation boursière totale de 22 milliards et emploie directement ou par le biais de ses filiales 71 000 personnes dans le monde.

En étant dans le top 5 des sociétés TI de sa catégorie, CGI prétend qu’elle continuera à rafler des contrats d’envergure. On peut y croire. Depuis le début de l’année 2018, on sent d’ailleurs un engouement pour l’action. Le titre a bondi de 11 %. Sur un an, le gain est de 21,5 %.

Rendement

Et tenez-vous bien, depuis cinq ans, sa valeur a augmenté de 182 %. Est-ce que l’action est devenue chère ? Non. Et c’est là que la surprise est totale. Ses ratios clefs sont encore attrayants. Son ratio cours/bénéfice n’est que de 18,5. Pour le secteur des TI, c’est parfois une aubaine. Depuis 2011, la marge brute oscille toujours autour de 30 % et le bénéfice par action se dirige sûrement vers les 4 $.

Avec des flux de trésorerie disponibles de 1,2 milliard, on voit une liquidité par action de 3,82 $, c’est excellent ! Sans se faire tordre un bras, on peut dire que CGI a les moyens de ses ambitions.

Quand vous détenez des actions de CGI, vous partagez ce titre avec des géants de l’investissement comme Fidelity, Jarislowsky, BMO, RBC, BlackRock et Manuvie. Par le biais des caisses de retraite ou des fonds communs et FNB que ces derniers administrent, ils témoignent de leur confiance en l’administration de CGI.

Le récent rapport de recherche de Thomson-Reuters sur Groupe CGI montre des données fort prometteuses et fait ressortir qu’une majorité des 20 analystes consultés recommandent l’achat de l’action. Quatre disent de conserver ses positions, 13 recommandent l’achat et un prétend que c’est un « strong buy ». Seulement deux suggèrent de diminuer son exposition, certainement pour prendre quelques profits.

Des vents favorables

Moi aussi, je suis très enthousiaste face à CGI. Partout sur la planète, les moyennes et grandes capitalisations misent sur le « Big data » pour transformer leurs données brutes en informations utiles et stratégiques.

Mais ce n’est pas tout, les perturbations engendrées par les innovations telles que la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle vont impacter positivement les affaires de CGI. Le Groupe CGI couvre un spectre d’activités suffisamment étendu pour maintenir un carnet de commandes bien nanti. De 11 milliards en chiffres d’affaires, elle pourrait bien doubler de taille en moins de 10 ans.


Les informations publiées dans cette chronique ne constituent pas des conseils ou des recommandations formulées par le Journal. Toute personne intéressée doit consulter les conseillers ou professionnels autorisés pour ces fins par l’Autorité des marchés financiers.