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Frères de sang

Théodore Pellerin et 
Jean-Simon Leduc dans 
le drame Chien de garde. 
Photo courtoisie alexia films Théodore Pellerin et Jean-Simon Leduc dans le drame Chien de garde. 

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Après avoir réalisé plusieurs courts métrages, la cinéaste Sophie Dupuis propose un premier long métrage, Chien de garde, où elle explore la complexité des liens fraternels dans une famille ancrée dans le milieu criminel.

Tourné à Montréal avec un budget modeste (1,5 M$), Chien de garde nous transporte dans le quotidien de JP et Vincent, deux frères (Jean-Simon ­Leduc et Théodore Pellerin) qui habitent avec leur mère (Maude Guérin) dans un petit appartement de Verdun et qui tentent de survivre en faisant des petits boulots pour leur oncle trafiquant de drogue (Paul Ahmarani).

Sauver sa peau

JP aimerait bien pouvoir s’éloigner de sa famille pour pouvoir aller vivre seul avec sa blonde, loin de toute activité criminelle. Mais il hésite à le faire parce qu’il sent qu’il doit veiller sur son frère et sa mère, qui ne sont pas assez mûrs pour s’occuper l’un de l’autre.

« Les liens familiaux et fraternels sont un sujet qui m’a toujours fascinée, explique Sophie Dupuis, en entrevue au Journal. Je n’ai pas de frère ni de sœur, c’est un lien qui m’intrigue.

« Mais dans mon film, le personnage de JP est tenté de faire un choix qui peut sembler égoïste aux yeux de certains : il veut quitter sa famille pour sauver sa peau. »

Pour ce premier long métrage, Sophie Dupuis a confié un petit rôle à la chanteuse Marjo, qui prête ses traits à une femme importante du milieu interlope montréalais. La réalisatrice dit qu’elle cherchait une femme qui avait une prestance pour le rôle et qu’elle a rapidement pensé à Marjo.

« On lui a offert et elle a accepté, rapporte la cinéaste. »


Le film Chien de garde est à ­l’affiche depuis hier.