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Rencontrer Lennon à Cuba

John Lennon dans le parc qui porte désormais son nom à La Havane.
Photo courtoisie, Jacques Lanctôt John Lennon dans le parc qui porte désormais son nom à La Havane.

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Si vous êtes un fan de John Lennon, une visite s’impose : le parc John Lennon, autrefois appelé parc Menocal, qui forme un quadrilatère entre les rues 17 et 15 d’un côté, et 6 et 8 de l’autre, dans le quartier Vedado de La Havane.

Le John Lennon grandeur nature, œuvre du sculpteur cubain José Villa Soberón, a été dévoilé par Fidel Castro lui-même, le 8 décembre 2000, en compagnie de nombreux chanteurs et artistes, à l’occasion du vingtième anniversaire de l’assassinat de l’artiste à New York.

Dix ans auparavant avait eu lieu à La Havane, dans ce même parc, un des premiers concerts rock en plein air, avec de nombreux groupes cubains. En pleine « période spéciale », alors que l’URSS s’effondrait et que les Américains resserraient leur blocus contre l’île cubaine, la culture brisait les frontières. Car il fut un temps où la musique rock n’avait pas bonne presse à Cuba tout comme les autres symboles de la culture américaine, dont les fameux jeans. Mais des chanteurs comme Silvio Rodriguez, qu’on dit très près du gouvernement, ont réalisé un travail admirable pour faire évoluer les mentalités.

De Lennon à Jagger

Aujourd’hui, les temps ont bien changé et John Lennon est devenu un symbole de paix et non pas d’invasion culturelle impérialiste. On n’a qu’à se rappeler qu’il y a deux ans à peine, le 25 mars 2016, avait lieu le concert historique des Rolling Stones à La Havane, devant un demi-million de personnes.

La statue en bronze montre un John Lennon décontracté et non pas en pleine action. Il est assis sur un banc métallique, semblable à tous les autres bancs du parc. Sa jambe gauche est croisée sur sa jambe droite. Son bras gauche est appuyé sur le dossier du banc, le corps légèrement incliné vers la gauche, comme pour inviter le visiteur à s’asseoir à ses côtés. Ce que de nombreux touristes, cubains comme étrangers, ne manquent pas de faire pour qu’on les prenne en photo à côté du talentueux musicien. À ses pieds, sur une plaque de marbre, on a gravé la phrase suivante (en espagnol), tirée de la chanson Imagine : « Tu diras que je suis un rêveur, mais je ne suis pas le seul. »

Fait cocasse, on a dérobé à quelques reprises les lunettes de Lennon, car elles font partie de l’image traditionnelle du chanteur, un peu comme le fameux cigare ou béret frappé de l’étoile du Che Guevara. De sorte que désormais un gardien veille au grain, tout près du banc, avec des lunettes de rechange.