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Alex Nevsky chante avec l’OSQ

Il sera au Grand Théatre mardi et mercredi

Quebec
Photo Stevens Leblanc Alex Nevsky a commencé à penser à son prochain album. Un simple pourrait même être lancé au printemps.

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Alex Nevsky ne croyait pas avoir la stature nécessaire pour se retrouver sur la même scène qu’un orchestre symphonique. Mardi et mercredi, au Grand Théâtre de Québec, il chantera les On leur a fait croire, Polaroid et Les Coloriés accompagnés par 61 musiciens.

L’auteur, compositeur et interprète avoue que la proposition de l’Orchestre symphonique de Québec était, d’une certaine manière, un peu irréelle.

« C’est le genre de chose que tu te dis que ça va peut-être t’arriver à 50 ans. C’est un privilège auquel peu de gens ont accès et je ne pensais pas que ça allait m’arriver si jeune », a-t-il laissé tomber, faisant référence aux Richard Desjardins et Daniel Lavoie, qui ont reçu cet honneur.

Alex Nevsky n’a pas eu besoin de réfléchir longtemps avant d’accepter l’invitation. « Tu ne réfléchis pas lorsqu’un orchestre symphonique te fait ce genre de demande. Tu acceptes. C’est un cadeau dans une vie d’un auteur-compositeur », a-t-il fait remarquer.

L’auteur, compositeur, interprète a eu carte blanche pour la sélection des chansons pour ces deux soirées.

« Les gros succès vont, bien sûr, être là. C’est un gros moteur dans mes spectacles. J’aime voir les gens chanter et taper des mains et j’aime aussi faire découvrir les chansons plus poétiques et plus denses », a-t-il indiqué, lors d’un entretien.

Jean-Nicolas Trottier et Antoine Gratton ont transformé les chansons d’Alex Nevsky en mode symphonique.

« Ça n’a aucun sens comment ça se déploie et comment il y a des envolées. Ça raconte deux fois plus que les chansons originales et certaines pourraient même vivre dans les paroles. La chanson n’existe plus et devient une deuxième œuvre », a-t-il expliqué.

Un exercice de lâcher-prise

Le musicien a entendu les arrangements avec des sonorités génériques d’ordinateur.

« J’essaie d’imaginer ce que ça va être avec des vrais musiciens », a-t-il fait savoir.

Comme le veut la coutume, lors des concerts symphoniques, il y aura seulement quelques répétitions, avant les concerts de mardi et de mercredi à la salle Louis-Fréchette, sous la direction du chef invité David Martin.

L’idéal, précise Alex Nevsky, serait d’avoir un mois de répétitions.

« Ça ajoute au stress et à la beauté de l’exercice. C’est encore plus un saut dans le vide. Tu dois faire confiance à l’orchestre dès le départ. Les musiciens sont tes amis et ils savent ce qu’ils font. Ils vont non seulement t’accompagner, mais te soulever pendant deux soirées. Il faut juste s’abandonner à ces 61 personnes-là. C’est un bel exercice de lâcher-prise », a-t-il lancé, souhaitant en profiter pleinement.

Il y aura aussi des chansons où Alex Nevsky sera seul avec ses musiciens et des moments où il sera en symbiose totale, pour trois chansons, avec ceux de l’Orchestre symphonique de Québec.