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Martine Ouellet reçoit l’appui indéfectible de l’avocat Guy Bertrand

Me Guy Bertrand
Archives Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Me Guy Bertrand

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QUÉBEC | En marge du lancement du premier tome de son autobiographie, Guy Bertrand, le mal-aimé du mouvement indépendantiste, donne son appui indéfectible à la chef du Bloc Québécois, Martine Ouellet.

«Faut pas qu'elle lâche!» s’est exclamé l’avocat de Québec en entrevue à TVA Nouvelles.

«Je ne la connais pas personnellement, Mme Ouellet, je ne l'ai jamais rencontrée, mais j'ai une admiration sans bornes pour les gens passionnés et il n’y en a pas beaucoup.»

Pour ce militant de la première heure, le Bloc Québécois doit se vouer à la promotion de l’indépendance.

«Martine Ouellet elle dérange le PQ, qui lui, a décidé de mettre en veilleuse l'indépendance et, à Ottawa, le groupe des sept veut mettre en veilleuse l'indépendance», a-t-il déploré.

«Les indépendantistes, qui sont 37%, sont des orphelins. Il vaut mieux perdre avec ses convictions, que de gagner en les trahissant. Ce n'est pas possible que l'on disparaisse dans l'insignifiance. Mais on n’a pas une journée à perdre pour expliquer à nos jeunes.»

Dans son livre intitulé «Tu seras toujours un mal aimé, mon fils» (Édition GID), récit qui couvre la période de 1937 à 1972, l’avocat rappelle avec documents et articles de journaux à l’appui qu’il a tenté à trois reprises, avec d’autres, de faire naître le Bloc Québécois dans les années 1970.

M. Bertrand a d’ailleurs fait enregistrer devant la Cour Supérieure le nom «Bloc Québécois», qu’il a par la suite cédé à Lucien Bouchard en 1992.

René Lévesque n’aimait pas l’idée du Bloc québécois

Au fil des pages du livre, en plus de parler de son enfance, Guy Bertrand explique le choix du titre du son autobiographie coécrite avec le journaliste Pierre Métrailler.

Il raconte ses expériences durant la crise d’octobre, le travail qu’il a fait avec des collaborateurs pour préparer un plan secret pour l’indépendance du Québec à la demande express du chef de l’Union Nationale, Daniel Johnson père.

Il raconte aussi sa tentative de se faire élire comme député du PQ en avril 1970.

L’ancien ministre péquiste Mathias Rioux se souvient aussi de cette époque.

«Lui, il avait en tête l'idée qu'il fallait construire et mettre en place un parti politique qui s'en va à Ottawa faire la promotion de la souveraineté», a-t-il raconté.

M. Rioux participera à quelques réunions pour la fondation d’un Bloc Québécois dans les années 1970.

«La crise d’octobre est arrivée, on a mis ça sur la glace, mais Guy Bertrand ne lâchait pas prise», raconte-t-il.

À la suite de discussion avec René Lévesque, Guy Bertrand s’est rangé derrière son chef, qui estimait qu’on devait mettre en veilleuse le Bloc Québécois.

Le Bloc actuel déplaît à Rioux

Quarante-six ans plus tard, Mathias Rioux ne partage pas le point de vue de son ami.

«J'ai un problème avec ce qui se passe au Bloc », s’est désolé l’ancien député péquiste.

«D'abord, ce n'est pas joli à voir que la famille souverainiste est divisée à ce point», a-t-il dit.

Au sujet de Martine Ouellet, il estime qu’elle devrait s’interroger.

«Est-ce que je suis la bonne personne à ce moment-ci? Je pense que Mme Ouellet devrait se soumettre à un véritable vote de ses militants à savoir si c'est elle qui doit diriger le parti.»

«Tu seras toujours un mal aimé, mon fils» est le premier tome d’une trilogie.