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Une sainte-nitouche à la saint-glinglin

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M.-C. Boivin est un peu découragée : « Je lis souvent “Saint-Ceci” ou “Sainte-Cela” alors qu’il ne s’agit pas d’un nom de lieu ou de rue, mais de celui d’un saint ou d’une sainte. Voudriez-vous expliquer qu’il ne faut pas mettre de trait d’union ou de majuscules dans ce cas ? Quand il s’agit du personnage même, le mot “saint” s’écrit en minuscules et sans trait d’union : saint Joseph, sainte Adèle. Quand le terme saint entre dans la composition d’un nom géographique, d’un nom de rue, l’adjectif “saint” porte une majuscule initiale et est suivi d’un trait d’union : (la ville de) Sainte-Adèle ; le (fleuve) Saint-Laurent, la rue Saint-Martin. Il en va de même pour le nom d’un bâtiment, d’une fête : l’oratoire Saint-Joseph, la Saint-Patrick. “Saint” s’écrit en minuscules et avec un trait d’union quand il fait partie d’un nom commun n’ayant rien à voir avec la religion (un saint-bernard [le chien], un saint-paulin [le fromage]) ou alors une sainte-nitouche ou la saint-glinglin (date fictive d’un événement qui ne se produira jamais)... »