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Chute libre

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Il y a quelque temps, un lecteur, H. Lagrandeur, se disait étonné, sinon mécontent, que l’on emploie à la radio, à la télévision, partout, la locution « averse de neige ». Montrant autant d’agacement, M.-A. Tardif voudrait bien que l’on redonne sa place dans le vocabulaire à l’expression « chute de neige ». Le mot averse signifie une pluie subite, violente et de courte durée. Longtemps, le nom « averse » a été exclusivement lié à l’idée de pluie. Dans notre pays de poudrerie « où la neige au vent se marie », les « averses de neige » ont fait leur apparition. Non qu’elles n’existaient pas, mais, fortes, courtes ou sans fin, elles s’appelaient « chutes ». La neige chute encore sur nos sols gelés, mais quand elle tombe de façon subite et abondante, et qu’elle est de courte durée, elle peut prendre le nom d’averse. C’est du moins ce qu’affirment l’Office québécois de la langue française et le secrétariat de l’Organisation météorologique mondiale, qui décrit ainsi une averse de neige : « Période courte de précipitations de neige (...) caractérisée par son déclenchement et sa fin rapides. »