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Simons et le modèle québécois

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En tant que client régulier de la Maison Simons, je suis tombé en bas de ma chaise samedi matin en lisant dans les pages du Journal, que l’entreprise se négociait actuellement une aide gouvernementale de 81 millions $ via le programme Essor du ministère de l’Économie de la Science et de l’Innovation.

Quand j’y magasine, je n’ai pas l’impression d’être dans un commerce qui a besoin d’aide financière.

Dans ma tête, une entreprise déjà bien établie et florissante qui cherche des capitaux pour se développer et concurrencer des géants comme Zara ou Amazon, devrait plutôt faire son entrée en bourse.

Peut-être que j’en achèterais moi-même des actions de Simons.

Ainsi, ceux qui croient vraiment au secteur du commerce au détail et du textile dans le contexte mondial actuel, assumeraient eux-mêmes les risques financiers reliés à l’investissement.

Le Taillefer de Québec

Mais comme monsieur Simons l’a déjà dit, il n’a pas envie de rendre des comptes à des actionnaires sur ses stratégies d’avenir.

Voici donc qu’il se tourne vers le gouvernement et les contribuables pour un prêt et est en train de devenir le Alexandre Taillefer de Québec.

Mettons que c’est assez discutable comme position.

Un programme comme Essor, ne devrait-il pas plutôt servir à financer de petites entreprises ? Celles qui démarrent en affaires, celles qui en arrachent vraiment avec le virage numérique ?

Raccourci intellectuel

Quand Peter Simons utilise une tribune comme celle de Tout le monde en parle pour réclamer l’équité fiscale au nom du maintien des bains dans les CHSLD, il emprunte peut-être une espèce de raccourci intellectuel.

Je ne connais personne qui refuserait de payer des taxes et des impôts pour assurer des soins de base aux aînés.

Mais payer des taxes pour des programmes qui servent à financer de grosses entreprises comme Simons, ça c’est une autre paire de manches.