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Tarifs sur l’aluminium et l’acier: Justin Trudeau se fait rassurant à Saguenay

Justin Trudeau et Philippe Couillard ont participé lundi matin à une table ronde avec les dirigeants de Rio Tinto et de plusieurs autres entreprises liées à la production du métal gris au Centre des technologies de l’aluminium du CNRC de l’Université du Québec à Chicoutimi.
Photo Pierre-Alexandre Maltais Justin Trudeau et Philippe Couillard ont participé lundi matin à une table ronde avec les dirigeants de Rio Tinto et de plusieurs autres entreprises liées à la production du métal gris au Centre des technologies de l’aluminium du CNRC de l’Université du Québec à Chicoutimi.

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Justin Trudeau et Philippe Couillard ont promis lundi de ne pas laisser tomber les travailleurs de l’aluminium face aux menaces de Donald Trump d’imposer des tarifs douaniers.

La semaine dernière, l’administration Trump avait soulevé l’indignation en imposant un tarif de 10% sur les importations d’aluminium et de 25 % sur l’acier. Le président américain a par la suite reculé jeudi dernier en disant que le Canada ne serait pas touché par cette mesure.

Les premiers ministres Trudeau et Couillard ont rencontré les travailleurs et des gens d’affaires lundi à Jonquière, Chicoutimi et Alma.

Le premier ministre canadien a d’abord rappelé que les conséquences de l’imposition de tarifs aux producteurs d’aluminium et d’acier n’était pas la bonne façon d’aborder les négociations entre les deux pays, incluant celles sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

«Aller imposer des tarifs qui vont faire mal à nos employés et nos employeurs, des deux côtés de la frontière, ce n’est pas comme ça qu’on va négocier un meilleur accord de l’ALÉNA. Si jamais il y avait des tarifs, on verra rendu à ce point-là, mais j’accepte ce que le président m’a dit que tant qu’il y aura un accord de libre échange, il n’y aura pas de tarif», a d’abord dit le premier ministre du Canada.

Son homologue provincial a pris la balle au bond pour aborder la question de la gestion de l’offre de la production laitière, disant au passage qu’il espérait que les producteurs québécois et canadiens ne servent pas de «monnaie d’échange» dans ce bras de fer commercial entre le Canada et les États-Unis.

«De notre côté, on est très fermes quant à la défense énergique de la gestion de l’offre. [Les producteurs] estiment avoir fait leur contribution au libre-échange [...] et on va être là pour les soutenir», a promis Philippe Couillard.

Papier journal

Le Canada attendait toujours lundi une décision du Département du Commerce américain qui doit trancher à savoir si elle impose un droit compensatoire sur le papier journal produit au Canada, à l’image de ce qu’elle a fait avec le bois d’œuvre et le papier surcalandré.

«On va continuer à leur offrir le même soutien qu’on fait pour le bois d’œuvre, mais également à les aider à toute transformation et modernisation de leur industrie pour faire des produits à valeur ajoutée», a assuré le premier ministre Philippe Couillard.