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Il reçoit un avertissement à coup de .12 dans le pied

Le propriétaire d’une boutique de vêtements de luxe à Montréal est criblé de dettes

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Après avoir été victime d’une attaque au cocktail Molotov et avoir vu sa voiture incendiée devant chez lui, le propriétaire d’une boutique de vêtements de luxe criblé de dettes a reçu un message on ne peut plus clair hier après avoir été tiré à bout portant dans son commerce du centre-ville.

Selon nos informations, Tony Elian, 62 ans, a été atteint d’une balle au pied en avant-midi après qu’un suspect soit entré dans le magasin Giorgio Gruppo Roma, sur la rue Peel, armé d’un fusil de chasse.

Le tireur, qui était vêtu d’un dossard fluorescent, se serait dirigé directement sur le propriétaire en entrant dans la boutique et n’aurait tiré qu’un seul coup de feu.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

 

La victime d’une soixantaine d’années a été transportée à l’hôpital, mais on ne craignait pas pour sa vie hier en soirée.

Le suspect aurait pris la fuite en laissant son fusil de chasse sur le trottoir. La police était toujours à sa recherche hier en soirée.

Selon toute vraisemblance, la personne qui a ordonné l’attaque contre M. Elian voulait passer un message au sexagénaire.

 

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

 

En mai 2015, notre Bureau d’enquête avait révélé que l’homme d’affaires d’origine libanaise croulait sous les dettes et comptait plusieurs ennemis. Il est aussi connu pour ses liens avec le crime organisé.

Il avait entre autres été aperçu aux obsèques du défunt parrain de la mafia Vito Rizzuto, en décembre 2013.

Il y a un an presque jour pour jour la boutique de Tony Elian avait été la cible d’un incendie criminel.

L’une des fenêtres du magasin avait été fracassée et un cocktail Molotov avait été lancé dans le commerce, causant des dommages.

 

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

 

Auto incendiée

Peu de temps avant, le véhicule de M. Elian avait été incendié dans la cour de sa résidence à Westmount.

Loin de se sentir menacé, il avait refusé de porter plainte à la police, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un geste criminel.

Selon ce qu’avait rapporté notre Bureau d’enquête en 2015, de nombreux clients ont aussi allégué avoir été floués par M. Elian.

Sur internet, des commentaires laissés sur différents blogues faisaient état de problèmes avec la marchandise vendue à sa boutique de luxe.

L’homme d’affaires est bien connu des policiers du SPVM et de la GRC.

— Avec la collaboration de Frédérique Giguère et de Maxime Deland, QMI