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En prison pour avoir foncé sur son fils avec sa voiture

Donald Voghel a plaidé coupable mardi matin au palais de justice de Saint-Hyacinthe.
Photo Carl Vaillancourt Donald Voghel a plaidé coupable mardi matin au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

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SAINT-HYACINTHE | Un père de 51 ans qui a foncé deux fois en voiture sur son fils parce que celui-ci avait démonté un meuble sans son accord devra purger 60 jours de prison.

Dans la matinée du 27 juillet 2016, Donald Voghel a eu une prise de bec avec son fils. L’objet de leur dispute était un meuble que Raphaël Voghel avait démonté puisqu’il était brisé.

Selon la plainte du fils qui avait 23 ans au moment des faits, son père l’aurait menacé d’aller chercher son fusil. C’est à ce moment que le fils de Donald Voghel s'est enfui, à bicyclette, du domicile familial.

Raphaël Voghel circulait à vélo lorsque son père lui a foncé dessus avec sa voiture en juillet 2016.
Photo d'archives, Bruno Beauregard
Raphaël Voghel circulait à vélo lorsque son père lui a foncé dessus avec sa voiture en juillet 2016.

Raphaël Voghel, âgé de 25 ans aujourd’hui, a été heurté à deux reprises par la voiture de son père dans la rue Bibeau, en plein centre-ville de Saint-Hyacinthe, en Montérégie. Le fils de Donald Voghel s’en est tiré avec des blessures légères.

Mardi matin, au palais de justice de Saint-Hyacinthe, Donald Voghel a été déclaré coupable de voies de fait armées.

La magistrate a accepté la suggestion commune des avocates de la Couronne et de la défense pour une peine de 60 jours à purger de façon discontinue les week-ends, afin que M. Voghel puisse conserver son emploi.

À compter du 24 mars et pour une période de sept mois, le coupable passera tous ses week-ends en détention.

Après la collision du 27 juillet 2016, les policiers avaient examiné le vélo de la victime.
Photo d'archives, Bruno Beauregard
Après la collision du 27 juillet 2016, les policiers avaient examiné le vélo de la victime.

Une perte de contrôle

La juge Magali Lepage a rapporté que l’homme de 51 ans, lorsque interrogé par les autorités policières en 2016, avait admis avoir perdu le contrôle de ses émotions.

«La relation familiale houleuse avec son fils perdure depuis plusieurs années. M. Voghel a également des antécédents judiciaires de nature similaire», a-t-elle relaté en rendant son verdict.

En 2010, M. Voghel avait été reconnu coupable de voies de fait, mais n’avait pas été incarcéré.

Son fils absent

Raphaël Voghel, la victime, n’était pas présent mardi au palais de justice, puisqu'il est détenu depuis le 18 août pour avoir causé un incendie criminel dans son appartement du 2456 rue Lafontaine, à Saint-Hyacinthe, en Montérégie.

Il a été condamné à purger 36 mois de prison le 11 septembre dernier.

Me Sandra Bilodeau, procureure de la Couronne dans cette affaire, a expliqué que le fils de M. Voghel ne voulait pas témoigner contre son père, puisqu’il ne croyait pas que ce dernier méritait d’aller en prison pour les gestes commis.

Une fois sa peine purgée, Donald Voghel ne pourra approcher son fils sans le consentement de celui-ci, et ce, pour une période de deux ans, sans quoi il pourrait retourner en prison.