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Havre-Saint-Pierre: la crise politique entourant la hausse du compte de taxes se poursuit

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HAVRE-SAINT-PIERRE – La pression se fait de plus en plus grande sur le maire de Havre-Saint-Pierre, Berchmans Boudreau, afin qu'il remette sa démission. Quatre conseillers menacent de partir.

Une réunion publique du conseil municipal s’est tenue lundi soir à Havre-Saint-Pierre. Le maire brillait par son absence. Il serait en période de réflexion sur son avenir politique, selon les quatre conseillers présents.

Il y a 12 jours, l’homme affirmait pourtant sa volonté de rester en poste et de faire partie de la solution devant la grogne des citoyens sur les hausses de taxes et la situation financière de la municipalité. Les élus qui restent réalisent que devant l’insatisfaction populaire, le bon fonctionnement de la municipalité est compromis si le maire reste.

«Au niveau du maire, un mur s’est installé. Chaque projet ou proposition sera bloqué. C’est désolant de voir ça comme ça», a mentionné le maire suppléant Jimmy Flower.

Questionné sur l'intention des conseillers de démissionner si le maire reste en poste, il a précisé que «ce n'est pas au niveau personnel [...] c'est vraiment au niveau de la gestion de la municipalité qu'on fait face à un mur».

Joint au téléphone, Berchmans Boudreau a confirmé être en période de réflexion, mais a refusé de commenter la situation et de préciser à quel moment il se prononcera sur son avenir politique.

Par ailleurs, la municipalité n’a pas encore déterminé la hausse de taxe qui sera appliquée cette année. Le conseil municipal avait d’abord annoncé une hausse à 19 % pour ensuite se raviser et fixer la hausse à 10 %, ce qui n’a pas calmé la colère des citoyens.

Pour payer ses employés municipaux et payer sa dette, la marge de crédit de la municipalité a été haussée à 2 millions $.

Le maire suppléant a indiqué qu’il souhaitait que le taux de taxe soit fixé d’ici la fin mars pour permettre à la municipalité d’envoyer le compte de taxes aux citoyens. La municipalité est soutenue par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire dans cette situation.

Cette controverse a déjà provoqué la démission d’une conseillère municipale. Un autre élu a annoncé qu’il démissionnerait. Si le maire quitte, il ne restera que quatre élus au Conseil, ce qui représente le nombre minimum d’élus requis pour obtenir quorum et maintenir le fonctionnement du conseil municipal.