/news/politics
Navigation

Immigrants investisseurs: Québec favorisera les francophones

90% des immigrants investisseurs du Québec s’établissent ailleurs

Le ministre de l’Immigration du Québec, David Heurtel, a admis, mardi à Québec, qu’il est possible d’améliorer la « rétention » des immigrants investisseurs en choisissant en priorité les francophones.
Photo Simon Clark Le ministre de l’Immigration du Québec, David Heurtel, a admis, mardi à Québec, qu’il est possible d’améliorer la « rétention » des immigrants investisseurs en choisissant en priorité les francophones.

Coup d'oeil sur cet article

Le gouvernement Couillard entend s’attaquer au problème du départ des immigrants investisseurs vers d’autres provinces en choisissant d’abord les candidats francophones. Un règlement en ce sens sera déposé au printemps.

Autrement dit, les dossiers de riches francophones qui voudront profiter de ce programme se retrouveront automatiquement sur le dessus de la pile.

« On veut s’assurer d’une plus grande diversité dans les personnes qui appliquent », explique le ministre de l’Immigration, David Heurtel.

Le Journal révélait mardi que 90 % des candidats acceptés par le Programme québécois des immigrants investisseurs quittent le Québec pour s’établir ailleurs au pays, selon des données compilées par Statistique Canada.

La plupart d’entre eux, majoritairement d’origine chinoise, iront s’établir à Toronto ou Vancouver.

Les garder

Selon Marc Audet, spécialiste du Programme Immigrants Investisseurs du Québec chez Auray Capital, « le Québec tire très bien son épingle du jeu » en attirant de gros portefeuilles qui investissent et dépensent beaucoup d’argent, même s’ils n’ont souvent pas de revenus d’emploi.

« Le monde entier les veut, ces immigrants-là. »

Il reconnaît toutefois que le Québec peut en faire un peu plus pour les retenir, une conclusion partagée par le gouvernement Couillard.

Le bureau du ministre fédéral de l’Immigration, Ahmed Hussen, assure qu’Ottawa refuse les demandes de résidence permanente si l’on sait que les immigrants investisseurs n’ont pas l’intention de résider au Québec.

Le Parti conservateur et le NPD disent respecter les compétences du Québec en la matière.

Le programme aurait généré 800 M$ depuis l’an 2000, selon Québec, notamment grâce à l’obligation pour ces immigrants de prêter des centaines de milliers de dollars sans intérêt à Investissement Québec.