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Les aptitudes à maîtriser pour devenir humoriste

Louise Richer, la directrice générale et fondatrice de l’École Nationale de l’Humour qui célèbre ses 30 ans d’existence cette année.
Photo 24 Heures, Frédéric T. Muckle Louise Richer, la directrice générale et fondatrice de l’École Nationale de l’Humour qui célèbre ses 30 ans d’existence cette année.

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Les humoristes sont omniprésents dans l’industrie du divertissement au Québec aujourd’hui, mais quelles sont les aptitudes nécessaires pour réussir dans ce milieu compétitif?

Le «24 Heures» a assisté à une séance d’information de l’École nationale de l’humour (ÉNH), qui célèbre ses 30 ans d’existence cette année, où plus d’une quarantaine de curieux étaient réunis pour tenter de répondre à cette question et en apprendre un peu plus sur les programmes de l’école.

Découlant de cette présentation de Louise Richer, la directrice et fondatrice de l’établissement, voici six choses à garder en tête pour les aspirants humoristes.

Maîtriser la langue

Tout en blaguant sur le fait que le cours de français de l’ÉNH est enseigné par un véritable «magicien» de la langue et que ses étudiants disent souvent que c’est la première classe de français qu’ils ont aimée, Mme Richer a affirmé qu’avoir une bonne connaissance de la langue française est essentiel pour les humoristes et auteurs. Avant de s’amuser à déconstruire une langue, il faut la maîtriser.

Savoir cultiver sa créativité

La créativité est évidemment essentielle dans le milieu du divertissement, mais il est important de l’enrichir dans différents contextes pour prendre conscience des nombreuses façons dont elle peut être déployée. Par exemple, les élèves de l’ÉNH doivent concevoir un jeu de société dans le cadre d’un cours.

Plus de 500 diplômés sont sortis de l’École Nationale de l’Humour depuis sa fondation en 1988.
Photo 24 Heures, Frédéric T. Muckle
Plus de 500 diplômés sont sortis de l’École Nationale de l’Humour depuis sa fondation en 1988.

 

 

Être un bourreau de travail

«Ce sont les travailleurs acharnés qui vont réussir», a résumé Mme Richer à ce sujet. Que ce soit en passant à travers les programmes chargés de l’ÉNH ou en pratiquant de son côté en participant à des soirées d'humour dans les bars, avoir une certaine discipline et travailler constamment sur son art est nécessaire.

Être polyvalent et flexible

Aujourd’hui, les humoristes de la relève se développent parfois une certaine notoriété à l’aide de capsules web filmées avec peu de moyens ou en maitrisant l’art de la répartie et du commentaire incisif sur les réseaux sociaux. Il est donc très avantageux d’être à l’aise avec les différentes plateformes de diffusions.

Accepter de faire des erreurs

Personne n’est drôle 100% du temps. Un humoriste doit donc savoir non seulement composer avec l’échec, mais aussi apprendre de ses erreurs.

Bien se connaitre

«Pour beaucoup d’humoristes, leur personnage est souvent un appendice hypertrophié de leur propre personnalité », a ajouté Mme Richer, en expliquant qu’étudier et travailler pour devenir humoriste ou auteur est «une démarche introspective».

Une séance d’information pour les programmes d’écriture et de création humoristique est organisée mercredi à 18 h à l’ÉNH.