/sports/opinion/columnists
Navigation

Même scénario, même résultat

Le Crew a tenté plusieurs fois d’attaquer le côté gauche de la défense de l’Impact, celui défendu par Daniel Lovitz (3).
Photo agence qmi, jason mowry Le Crew a tenté plusieurs fois d’attaquer le côté gauche de la défense de l’Impact, celui défendu par Daniel Lovitz (3).

Coup d'oeil sur cet article

Samedi dernier, j’ai eu une impression de déjà-vu. Comme si l’Impact avait copié-collé ses deux premiers matchs. À Columbus, comme à Vancouver la fin de semaine précédente, le Bleu-blanc-noir a perdu par un but et n’a pas été en mesure de trouver une constance dans l’ensemble des 90 minutes.

Comme dans le premier match de cette saison 2018, l’Impact a joué deux mi-temps bien différentes et au cours de ces deux rencontres, un flottement défensif a permis à l’adversaire de marquer deux buts rapides.

Mais heureusement pour la troupe de Rémi Garde, la concentration défensive ne semble pas une priorité pour les équipes de la MLS. Ainsi, une avance de 2 à 0 peut fondre comme neige au soleil.

Ce que je vous dis a été d’autant plus évident dans le match de samedi dernier. Au retour des vestiaires, le Crew avait l’occasion de porter un coup fatal et de mettre le match hors de portée, il a plutôt laissé le XI montréalais revenir à sa hauteur.

Ceci dit, il faut rendre à l’Impact ce qui lui revient. Dans les deux matchs joués jusqu’ici, ils ont réussi à élever leur niveau de jeu au cours de la deuxième période. Le défi pour samedi prochain sera donc d’atteindre ce niveau dès le premier sifflet de la rencontre.

Piatti aussi

La performance de Nacho Piatti a aussi été à l’image de son club. Quasi invisible en première mi-temps, il a été franchement plus engagé en deuxième période. Il faut aussi dire qu’il a profité du fait que Columbus a continué à jouer un match très ouvert.

En somme, les vedettes offensives de l’équipe de l’Ohio ont continué à penser au but d’Evan Bush plutôt que de se soucier de leurs tâches défensives. Ni Gyasi Zardes ni Federico Higuain n’ont aidé à la tâche défensive des milieux de terrain du Crew. L’Impact s’est donc retrouvé avec un avantage numérique au milieu dont il a profité en partie.

En fait, à bien y penser, c’est la performance de Raheem Edwards qui représente le plus celle de l’Impact au cours des deux premières rencontres. Quelques minutes après son entrée en jeu, il a raté un but ouvert sur un centre de Piatti. Le milieu de terrain s’est par contre racheté un peu plus tard avec une volée directement dans le but adverse, un geste qui était probablement cent fois plus difficile de réussir. Sa journée de travail s’est finalement conclue par une faute dans la surface de réparation de concert avec Ken Krolicki, qui a donné la victoire au Crew.

Vulnérable sur la gauche

D’un point de vue tactique, j’ai relevé une tendance du Crew samedi dernier dont l’Impact devra se soucier au cours des prochains matchs. En première mi-temps particulièrement, l’équipe de Gregg Berhalter a exploité le côté gauche de la défense montréalaise. Avec de grandes diagonales, le Crew cherchait à rejoindre l’arrière droit Harrison Afful dans le dos de Daniel Lovitz.

Plusieurs fois, la passe s’est rendue, mais les hommes en jaune n’ont pas été en mesure de concrétiser parce que leur dernière touche a fait défaut la plupart du temps.

En jouant ainsi, le Crew a démontré que Lovitz n’est pas le plus rapide des défenseurs, surtout si on le compare à Afful et au milieu Pedro Santos, mais il a aussi révélé le manque de couverture de Jukka Raitala. Même s’il remplace à un poste où il n’est pas familier, j’aurais aimé voir l’international finlandais plus engagé dans le jeu défensif de l’Impact. Comme Piatti sur son aile n’offre pas de couverture défensive, il revient à Raitala d’aider Lovitz à solidifier le côté gauche.

Il faut aussi souligner que l’Impact n’a pas réussi à enrayer ces diagonales en milieu de terrain. Quand tu ne mets pas de pression sur ces joueurs qui exécutent ce genre de passes, le défenseur doit reculer et garder les attaquants devant pour s’assurer qu’ils ne tirent pas profit de l’espace derrière soi. En somme, c’est ce que Lovitz a peiné à faire au cours de la rencontre.

Tous au Stade olympique

On se rabat maintenant sur le premier match à domicile, samedi prochain, face aux champions de la MLS, le Toronto FC. La troupe de Rémi Garde devra à ce moment augmenter son niveau de performance.

Souhaitons que les Reds seront fatigués par leur rendez-vous en milieu de semaine en Ligue des champions de la CONCACAF. Ça pourrait aider le XI montréalais, qui attend toujours des renforts.