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Préférer ses bottines à l’autobus

Et si les inconditionnels de la marche avaient raison ?

La marche se prête au loisir de la photographie.
Photo courtoisie de @xim_sauriol dans Instagram La marche se prête au loisir de la photographie.

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Ces bipèdes obstinés se déplacent en ville à pied. Ils boudent l’auto, le métro ou le bus, voire le vélo. Ils attribuent à leur habitude une part essentielle de leur santé et de leurs meilleures idées. Leur exercice? C’est la marche. Leur antidote contre le stress? Encore la marche. J’ai échangé avec six inconditionnels de la marche. Voici un condensé de leurs propos.

 

Exercice

«Je fais tout à pied, raconte Ghislain. L'été, je prends aussi mon vélo, mais si j'ai affaire au centre-ville, par exemple, je vais marcher à côté de mon «bécyque» pour descendre (parce que, sinon, ce serait trop facile), pis je pédale pour remonter de façon à me faire pomper un peu.»

Thérapie

«Je dis constamment que marcher de longues distances est la meilleure des thérapies, dit Pierre. Ça épargne les bouchons ou les pannes de métro. J'ai à ce point l'habitude de la ville que je prédis sans me tromper combien de minutes il faut pour marcher de tel à tel point. J'ai un copain grand marcheur avec qui je parcoure jusqu’à 25 km par jour. Samedi dernier, nous sommes allés de Ville Mont-Royal à Westmount avant de remonter vers le Plateau. Mon copain immortalise ses balades en ville dans Instagram avec le mot-clic #museinthestreets.»

Temps

«Marcher longuement me donne de l’énergie et c’est bon pour le moral, raconte Jeanne. J’arrive au bureau éveillée, puis chez moi relaxée. C’est plus long que le vélo, mais c’est du temps personnel actif et utile qui me sert à réfléchir ou écouter des balados.»

Sourires

Annie vient de Matane où l’auto est indispensable, mais à Montréal, elle marche : «L’autobus a un côté train de bétail, trouve-t-elle Chacun fait la baboune en fixant son cellulaire. J’aime mieux croiser des marcheurs qui se sourient. J’écoute de la musique. Ça fait découvrir ma ville : restos, bars, boutiques, édifices, etc.»

Connaître la ville

Maxime publie dans Instagram (@xim_sauriol) des photos prises pendant ses trajets à pied (dont celle qui illustre cette chronique) : «Je connais Montréal comme le fond de ma poche grâce à la marche, raconte-t-il. Je travaille assis devant l’ordinateur cinquante heures par semaine, alors l’aller-retour à pieds permet de compenser. À force de cumuler des ampoules ou même perdre des ongles d’orteils, je porte désormais des souliers de marche.»

Publicité

Thierry a une raison originale d’aimer marcher : voir la publicité. Parce qu’il en produit. Il veut donc la voir comme un piéton la voit. «Marcher me permet de m’aérer les idées et de prendre du recul par rapport à mes projets, dit-il. Être sur la rue avec les gens me permet de me mettre à leur place.»

Je ne sais pas pour vous, mais, à les entendre, à les voir aller, j’ai envie de m’y mettre aussi, pour tout trajet de moins d'une heure, quitte à user mes semelles plus vite.