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Relations Canada-USA: Trudeau confiant malgré le congédiement de Tillerson

Le premier ministre canadien Justin Trudeau s’est dit optimiste de garder une bonne relation avec les États-Unis.
Photo Agence QMI, Dominick Gravel Le premier ministre canadien Justin Trudeau s’est dit optimiste de garder une bonne relation avec les États-Unis.

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OTTAWA | Justin Trudeau s’est dit optimiste de garder une bonne relation avec les États-Unis, mardi, à la suite du congédiement du secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, par le président Donald Trump.

«Depuis le tout début de l’administration Trump, nous avons une bonne relation avec tous les départements à la Maison-Blanche. Nous avons de bonnes relations de travail avec bien des gens, incluant Rex Tillerson, mais nous avons aussi une bonne relation avec son successeur désigné, Mike Pompeo, et cela va continuer», a souligné le premier ministre du Canada en conférence de presse à Hamilton.

Remercié mardi matin, le secrétaire Tillerson était perçu comme un facteur d’apaisement entre le Canada et les États-Unis face au tempérament orageux du président Trump, notamment en ce qui a trait aux discussions sur le commerce et le libre-échange.

Justin Trudeau a d’ailleurs répété mardi qu’il était confiant d’en arriver à une bonne entente sur l’Accord de libre-échange nord-américain, malgré les menaces de tarifs sur l’acier et l’aluminium qui pèsent au-dessus des négociations.

Le passage du premier ministre à Hamilton est le deuxième arrêt d’une série de rencontres avec des représentants des industries de l’acier et de l’aluminium au pays. Il a visité lundi des travailleurs de Rio Tinto à Alma et à Saguenay, au Québec.

«Un grand ami»

De son côté, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a indiqué sur Twitter que «Rex Tillerson a été un grand ami et partenaire pour le Canada. Nous le remercions pour ses efforts pour faire avancer la paix, la sécurité et la démocratie à travers le monde».

«Je félicite le secrétaire d’État désigné Mike Pompeo pour sa nomination», a ajouté Mme Freeland qui est à Washington jusqu’à jeudi. Elle doit notamment y rencontrer le représentant au commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire au commerce, Wilbur Ross. Aucune réunion avec M. Tillerson n’était prévue durant la visite.

Dans les deux dernières années, Chrystia Freeland a plusieurs fois souligné sa bonne relation de travail avec le secrétaire Tillerson. Les deux homologues avaient entre autres co-dirigé en janvier le sommet de Vancouver sur la crise nucléaire en Corée du Nord, auquel avaient participé une vingtaine de nations.

Selon plusieurs intervenants, les positions du secrétaire d’État en faveur de l’accord nucléaire iranien ou de l’accord de Paris sur le climat, par exemple, en faisaient un allié pour le Canada.