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Limite de vitesse à 120 km/h: le PQ promet d'instaurer un projet-pilote

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S’il forme le prochain gouvernement, le Parti québécois s’engage à mettre sur pied un projet-pilote qui ferait passer la limite de vitesse de 100 à 120 km/h sur certaines autoroutes.

«Il est temps de mettre fin à l'hypocrisie, a indiqué le député péquiste Martin Ouellet, lors d’une conférence de presse, mercredi. Tout le monde au Québec sait que, lorsqu'on roule sur une autoroute, ce n'est pas à 100 kilomètres qu'on va se faire prendre, qu’il y a une zone de tolérance appliquée par les policiers.»

Si le projet-pilote est concluant, la nouvelle limite, qui pourrait être différente de 120 km/h, s'étendrait possiblement à toutes les autoroutes du Québec. Un comité d’experts serait formé afin de déterminer la vitesse raisonnable à établir.

Le parti québécois assure toutefois ne vouloir faire «aucun compromis» sur la sécurité routière. Au contraire, il affirme que l’objectif de cet engagement est avant tout la sécurité publique : les règles doivent être claires et appliquées uniformément.

Tué dans l’œuf

Le Parti québécois a d’abord tenté de créer le projet-pilote en proposant un amendement au projet de loi qui modifie le Code de la sécurité routière, mais le ministre des Transports, André Fortin, a immédiatement fermé la porte.

Selon lui, augmenter la limite de vitesse sur les autoroutes risque d’alourdir le bilan routier québécois, plutôt que de l’améliorer.

Pour appuyer ses propos, il a cité une étude américaine selon laquelle chaque augmentation de la vitesse maximum de 8 km/h augmente de 8 % le nombre d’accidents graves.

«Donc ça nous semble une mesure qui augmenterait le risque sur les autoroutes du Québec, et donc ce n’est pas quelque chose qu’on veut mettre de l’avant», a tranché le ministre Fortin.

Même s’il reconnaît qu’il existe un seuil de tolérance de la part des policiers sur la vitesse, il n’y voit pas de problème. Au contraire, cette «tolérance» donne une marge de manœuvre au policer pour être plus stricte lorsque les conditions météo l’exigent.

Il juge par ailleurs que d’appliquer un seuil de tolérance différent sur les routes et sur les autoroutes risque de semer la confusion chez les automobilistes.