/opinion/columnists
Navigation

Vivre et laisser vivre...

Coup d'oeil sur cet article

Le décès de la jeune Athéna Gervais a fait couler beaucoup d’encre. Si certains déplorent le fait qu’il ait fallu attendre cette tragédie avant d’amorcer un débat de société, il n’en demeure pas moins que bien des gens crient à l’excès de zèle. « Laissons les jeunes être des jeunes », clament-ils.

Ils diront également « qu’un coup rendu là, il faudrait bannir le fun ». Ou ils tomberont dans la démagogie, en vous lançant : « Ben c’est ça, on va interdire l’eau si un jeune se noie tant qu’à faire. »

Extrêmes

Ce discours, il est le triste reflet d’une société qui est rendue incapable de débattre sans éviter de tomber dans les extrêmes. Il n’y a plus d’espace pour les nuances. Pas de gris, que du noir ou du blanc. On fait l’économie de débats pour mieux salir celui ou celle qui ne pense pas comme nous.

Ainsi, si je crois qu’il est totalement absurde de garder en vente libre à côté de la machine à slush des boissons énergisantes, saturées de sucre et affichant un taux d’alcool stratosphérique, je suis contre les libertés individuelles. Je ne comprends guère que les ados seront toujours enclins à faire des conneries. Je serais d’avis que le « gouvernemaman » doit intervenir dans tous les aspects de notre vie et contrôler nos moindres faits et gestes, sans laisser la place au bon jugement.

Risques

Et pourtant non. Au contraire, je suis de ceux qui veulent moins de gouvernements. Mais cela ne m’empêche pas de penser que nous pouvons, et que nous devons, dans la mesure du raisonnable, contribuer à diminuer les risques dans une société.

Oui, il faut que « jeunesse se fasse ». Mais cela ne veut pas dire qu’il faille renier notre responsabilité à maintenir, autant que possible, un milieu de vie qui ne fait pas exprès pour tenter le diable.