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Kim Lamarre, seul espoir québécois

L’athlète de la Belle Province a été la seule à se qualifier pour la finale du big air en freeski

Kim Lamarre espère surprendre les juges samedi avec un saut qu’elle n’a pas tenté, jeudi, lors des qualifications.
Photo Stevens Leblanc Kim Lamarre espère surprendre les juges samedi avec un saut qu’elle n’a pas tenté, jeudi, lors des qualifications.

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La skieuse Kim Lamarre sera la seule représentante de la Belle Province à participer à la finale de la Coupe du monde FIS de big air en freeski, samedi, puisque les quatre Québécois en action chez les hommes ont été éliminés lors des qualifications, jeudi après-midi, à l’Îlot Fleurie.

Étienne Geoffroy-Gagnon, Philippe Boily-Doucet, Philippe Langevin et Alex Bellemare n’ont pas été en mesure de se tailler une place parmi les dix meilleurs. Les trois premiers ont effectué leurs deux descentes, sans succès, tandis que Bellemare s’est blessé au genou lors de sa première descente et a dû déclarer forfait (voir autre texte).

Dans le cas de Lamarre, elle était déjà assurée de participer à la finale puisque seulement six compétitrices sont inscrites au volet féminin du big air en freeski cette semaine. Lors des qualifications, elle a terminé au quatrième rang sur six, grâce à un saut qui lui a valu une note de 81 points. La meilleure, Dominique Ohaco, a récolté une note de 88,20 lors de sa première descente.

COMME À L’ENTRAÎNEMENT

Lamarre le reconnaissait après sa deuxième descente, les qualifications de jeudi ont eu plutôt l’effet d’une ronde d’entraînement. Pas question, donc, de trop pousser la machine afin de s’assurer de ne pas se blesser bêtement.

« Il y a un saut que je me suis gardé dans le but de surprendre les juges en finale. De savoir que je faisais la finale m’a permis de prendre cette ronde un peu plus comme un entraînement. Même à ça, en haut avant de descendre, j’avais quand même les nerfs de la compétition. C’était plaisant », a raconté celle qui en était à une première expérience de big air en milieu urbain.

Avec seulement six skieuses d’inscrites et qui prendront part à la finale de samedi, difficile de ne pas penser aux chances de la favorite locale de terminer sa saison en beauté en raflant l’or devant les siens.

Mais pour Lamarre, pas question de voir trop loin.

« Je dois m’assurer de réussir deux sauts solides si je veux monter sur le podium », a-t-elle simplement tranché.

VERS LES OLYMPIQUES ?

Même si elle se spécialise davantage dans le slopestyle, la skieuse de 29 ans reconnaît que les rumeurs voulant que le big air en freeski fasse son entrée aux Jeux olympiques de 2022, à Pékin, lui offre une motivation supplémentaire à perfectionner cet art.

« J’y vais une année à la fois, mais j’aimerais ça être là encore dans quatre ans. En sachant que ça pourrait être un sport olympique, j’ai envie de m’habituer à cette pression et à performer dans cette discipline. »

Il est déjà assuré qu’au moins une médaille sera remise à une skieuse canadienne, samedi. Lamarre sera accompagnée de ses compatriotes Elena Gaskell, Dara Howell et Megan Cressey en finale. Chez les hommes, Evan McEachran, Max Moffat et Teal Hearle seront les représentants canadiens.

 

Plus de peur que de mal pour Bellemare

 

Alex Bellemare ne participera pas à la finale de samedi, mais ce n’était pas nécessairement le premier de ses soucis jeudi après-midi. Le skieur de Shawinigan se réjouissait plutôt que son genou n’ait pas subi de dommage majeur à la suite d’une fausse manœuvre en qualifications.

Au moment de se projeter en l’air lors de sa première descente, le ski de Bellemare s’est quelque peu enfoncé dans la neige au moment où son corps entamait sa rotation.

« Au départ, je pensais que je m’étais fait quelque chose de grave. À ce moment, ce n’était même plus une question de savoir si je continuais la compétition ou non, j’espérais juste que mon genou ne soit pas trop démoli. J’ai tenté de remonter, mais ça me faisait mal quand je marchais. Je n’avais pas envie de tenter de nouveau cette manœuvre, la seule qui aurait pu me faire passer en finale et j’ai donc décidé d’abandonner », a expliqué celui qui, au final, s’en tire avec une élongation du ligament.

Il était tout de même déçu de ne pouvoir s’élancer devant les siens.

« J’avais vraiment envie de faire une finale pour skier devant les Québécois. Il y a toujours une belle ambiance lors des sauts en ville. Je suis déçu de ça, mais en même temps, je ne suis pas un gars de big air, donc je ne m’attendais pas à gagner la première place. »

PAUL VIEUXTEMPS, THAÏLANDAIS

D’ailleurs, il y avait quelque chose d’un peu bizarre jeudi lorsque l’annonceur maison parlait du skieur Paul Vieuxtemps comme d’un représentant de la Thaïlande.

En fait, Vieuxtemps est né en France d’un père français et d’une mère thaïlandaise. Afin d’obtenir le plus de chances possibles de participer à toutes les épreuves de la Coupe du monde, il a décidé de représenter le pays natal maternel sur la scène internationale.

« En France, il y a un quota d’athlètes par Coupe du monde. Avec la Thaïlande, je suis le seul, donc je suis sûr de participer à chacune d’elles », a raconté le skieur de 19 ans qui a terminé 14e en qualifications jeudi et qui ne participera pas à la finale de samedi.