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Première étape franchie pour Laurie Blouin

Elle atteint la finale du big air qui aura lieu samedi soir à l’Îlot Fleurie

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Avant la compétition, Laurie Blouin avouait redouter la pression qu’elle se mettait inutilement sur les épaules lors des compétitions présentées chez elle, à Québec. Vendredi, la planchiste de 21 ans en a fait fi de belle façon, terminant troisième de la ronde de qualifications pour s’assurer une place en grande finale de la Coupe du Monde FIS de big air en planche à neige, qui aura lieu samedi soir.

L’athlète de Stoneham a réussi un premier saut qui lui a valu une note de 72,50 et, malgré une chute lors de sa deuxième tentative, ce fut le troisième meilleur pointage de la journée, derrière l’Américaine Julie Marino (77,50) et la Suisse Lia-Maria Boesch (74).

« Je me suis très bien sentie. Il fait gros soleil et c’est une très bonne température, donc ça aide. J’ai eu du plaisir et je n’ai pas fait ma plus grosse manœuvre, je ne sentais pas que j’en avais besoin. Je vais garder ça pour la finale. Quant à la pression, j’ai bien géré ça, je suis fière de moi. Je voulais m’amuser et avoir du plaisir », a-t-elle mentionné, ajoutant un peu plus tard que la chute lors de son deuxième saut n’a pas aggravé la blessure à une fesse qu’elle traîne depuis les Jeux de Pyeongchang.

Le sourire fendu jusqu’aux oreilles, Laurie Blouin s’est par la suite imaginé l’ambiance qui régnera à l’Îlot Fleurie samedi soir, lorsqu’elle s’élancera.

« Ça va être malade ! Il va y avoir beaucoup de monde et de l’ambiance. J’ai vraiment hâte de voir. »

Chez les hommes, Maxence Parrot a également atteint la finale sans trop de surprise. Il a lui aussi terminé au troisième rang des qualifications grâce à sa première descente qui lui a valu un 88.

« Le but était de passer en finale. À la pratique, j’ai fait tous les sauts que je veux faire lors de la finale, reste à voir si j’aurai besoin de tous les exécuter demain », a-t-il mentionné.

TRUCHON DEUXIÈME

Parrot a été devancé par son compatriote Antoine Truchon, qui a terminé deuxième, juste derrière le Suisse Jonas Boesigner. Le vainqueur du grand saut à Québec, en 2012, ne se met toutefois pas de pression de résultat pour la finale de samedi soir.

« Quand je vais en compétition, je le fais pour moi. Je veux partir en ayant fait de mon mieux et être fier de ce que j’ai fait. Je veux aussi que les Québécois voient notre sport, que ça a évolué et que c’est devenu une discipline et pas seulement une activité de plaisance. Pour nous, c’est satisfaisant de savoir que les gens aiment notre sport et sont attirés. »

Francis Jobin sera le troisième Québécois à participer à la finale chez les hommes. À noter que les finales en freeski débuteront à 16 h, tandis que celles en planche à neige prendront leur envol sur le coup de 20 h.

Qualification surprise pour Marguerite Sweeney

Marguerite Sweeney
Photo Jean-François Desgagnés
Marguerite Sweeney

Marguerite Sweeney n’aura pas fait l’école buissonnière pour rien, vendredi. L’étudiante en sports études, option surf des neiges, à l’école secondaire Cardinal-Roy, a obtenu son premier laissez-passer en carrière pour une finale de la Coupe du Monde en prenant la sixième et dernière place menant à la journée ultime.

« Je ne m’y attendais pas du tout. Au début de la semaine, je n’étais même pas certaine de sauter. Je me gardais toujours une réserve, me demandant si c’était trop dangereux. Je ne pensais donc vraiment pas me rendre en finale d’une Coupe du Monde pour finir mon année », a mentionné la jeune athlète de 17 ans.

Maintenant qu’elle est qualifiée, Sweeney n’a pas l’intention de se mettre une pression supplémentaire en finale.

« Le pire qui peut arriver, c’est que je finisse sixième », lance-t-elle, déjà assurée de réaliser son meilleur résultat en Coupe du Monde.

JOBIN SE REPREND AU BON MOMENT

Dans le sport, on dit souvent qu’on joue comme on pratique. Le planchiste Francis Jobin a complètement inversé cette croyance vendredi.

Après une séance d’entraînement pénible, juste avant les qualifications, l’athlète du Lac-Beauport a dû changer d’approche et il est finalement parvenu à se qualifier pour la finale, prenant le huitième rang des qualifications.

« J’ai eu les pires prati­ques de ma vie à matin ! » s’est-il exclamé devant les représentants de la presse, avant même qu’on lui pose la question.

« C’est déprimant, tu as juste envie de t’en aller. Je savais que j’avais les trucs pour passer en finale, mais il fallait que les exécute bien. J’avais un bon plan, mais ça ne marchait pas comme prévu, donc j’ai dû changer. Lors de mon premier saut, j’ai fait quelque chose que je n’avais encore jamais fait et je n’ai pas obtenu un très bon pointage (57). J’ai par la suite essayé de quoi en lors de ma deuxième descente et ça a marché », a-t-il ajouté en parlant de ce saut qui lui a valu 76 points et une place en finale.

Occasion en or pour Beaulieu-Marchand

Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’Alex Beaulieu-Marchand a décidé de faire l’impasse sur la Coupe du Monde de Québec. Le skieur de Québec et médaillé de bronze en slopestyle aux Jeux olympiques de Sotchi a reçu une offre qu’il ne pouvait refuser de la part de commanditaires.

« J’aurais aimé pouvoir compétitionner dans ma ville natale. Ça fait toujours du bien d’avoir tout le support a Québec. J’ai décidé de ne pas revenir de l’Ouest canadien pour l’événement, car j’ai eu des occasions de rêve de skier dans de la poudreuse et visiter les montagnes de l’Ouest canadien avec Forecast Ski Magazine et Oakley. Skier dans la poudreuse dans l’arrière-pays et visiter toutes les montagnes incroyables de la Colombie-Britannique a toujours été un rêve pour moi et je ne pouvais pas passer à côté de ça », a-t-il dit lors d’un échange de textos avec Le Journal.