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Ces jeunes entrepreneurs offrent une solution simple pour devenir proprio

«Minimaliste, c’est un peu un retour aux valeurs de société d’entraide et de partage.»

Elyse, Philippe et Jean-Philippe, les trois actionnaires de Minimaliste
Instagram Elyse, Philippe et Jean-Philippe, les trois actionnaires de Minimaliste

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La culture des micro-maisons s’est considérablement développée aux États-Unis après la crise de 2008. Une solution abordable pour des milliers de gens qui ont perdu leur résidence.

Au Québec, le phénomène est encore marginal, mais une PME installée à l’Île d’Orléans travaille fort pour mettre en valeur ses micro-maisons sur roues haut de gamme et sa philosophie.

Elyse, Philippe et Jean-Philippe, les trois actionnaires de Minimaliste
Instagram @minimaliste.tinyhouses

Pour Minimaliste, c’est en 2014 que l’aventure a commencé. Philippe Beaudoin, un charpentier originaire de Sherbrooke, voulait proposer une option à ceux qui souhaiteraient vivre dans moins d’espace, et éventuellement pouvoir se déplacer avec leur maison.

Il s’est rapidement associé à un autre Sherbrookois, Jean Philippe Marquis, fraîchement rentré d’Afghanistan au sein des Forces canadiennes.

Leur idée : exploiter l’expertise québécoise en matière de construction de maison durable à ossature en bois.

En 2015, les deux camarades ont présenté leur prototype : Le Séquoia. Ils l’ont mis en vente sur tinyhouselistings.com et en moins de deux semaines, il était acheté par une dame en Arkansas. «À ce moment-là, on a vu le potentiel que ça représentait de vendre aux États-Unis», raconte Jean-Philippe.

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Instagram

Leur objectif était d’arriver avec un produit intemporel et adapté pour n’importe quel climat. «Ce qui a interpellé les gens, c’est que c’était une vraie maison sur roues. Quand on y rentre, on a vraiment l’impression d’être chez soi.»

Elyse, Philippe et Jean-Philippe, les trois actionnaires de Minimaliste
Instagram @minimaliste.tinyhouses

Une autre partenaire s’est jointe à l’aventure. Revenue d’un an en Australie où elle a vécu dans sa van, Elyse Tremblay a découvert la compagnie de micro-maisons sur les réseaux sociaux (leur page Instagram a plus de 46 000 abonnés). Le concept l’a tout de suite touchée et elle est aujourd’hui directrice générale de Minimaliste.

Philippe, Jean-Philippe et Elyse ont des profils qui se complètent à merveille. «On est tous des maniaques de plein air», indique Jean Philippe, qui est également photographe à ses heures. Philippe est pour sa part musicien.

Pour eux, la créativité va de pair avec la fabrication de ces micro-maisons sur roues. 

Elyse, Philippe et Jean-Philippe, les trois actionnaires de Minimaliste
Courtoisie Minimaliste

«On veut être plus qu’un simple constructeur de maisons, on veut être un brand et un mouvement en tant que tel. Les gens qui nous suivent, c’est pas juste des gens qui tripent sur les maisons, c’est des gens qui ont des valeurs sociales, communautaires. Minimaliste, c’est un peu un retour aux valeurs de société d’entraide et de partage.»

Les prix d’une micro-maison varient entre 35 000 et 160 000 dollars. Tous les modèles sont quatre saisons et capables de résister au climat du Québec. L’équipe, à laquelle s’ajoutent deux charpentiers et un contremaître, peut livrer une habitation en 4 à 8 semaines.

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Instagram - Modèle Chêne

«Que ce soit fixe ou sur roues, on veut donner l’opportunité aux gens de vivre dans un espace qui leur appartient. Entre un 2 ½ et une maison sur roues installée en campagne, le pied carré reste le même, sauf qu’on est propriétaire et on est capable d’avoir la paix. Être quelque part de plaisant et non pas dans une cage à moineaux, si on compare avec certains condos», illustre Jean-Philippe.

Cette paix, la gang de Minimaliste l’a aussi trouvée à l’Île d’Orléans, où la communauté les a accueillis à bras ouverts. 

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Instagram @minimaliste.tinyhouses

Pour la suite, le cofondateur de Minimaliste est clair : «On ne veut pas devenir une multinationale. On veut garder des valeurs saines, être une compagnie qui dégage de l’authenticité».

En sortant d’une entrevue avec Jean Philippe, difficile de ne pas s’imaginer faire sa vie dans une micro-maison à la campagne, serein dans la nature tout en profitant du confort de la modernité.

Comme disait Balou dans Le Livre de la jungle, «Il en faut peu pour être heureux».

 

 

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