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Un journaliste sportif de RDS défend sa réputation en cour

Stéphane Leroux poursuit pour 277 500 $ l’auteur d’une publication sur Facebook

Stéphane Leroux
Photo d’archives Stéphane Leroux couvre la Ligue de hockey junior majeur du Québec pour le réseau RDS depuis le début de sa carrière, soit au commencement des années 1990.

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Jurant vivre « l’enfer » en raison d’une publication sur Facebook le qualifiant de « prédateur » sexuel, le journaliste sportif de RDS Stéphane Leroux poursuit en diffamation l’auteur du message en lui réclamant plus de 275 000 $, a appris Le Journal.

« [Stéphane Leroux] n’a jamais agressé, abusé, ou de quelques manières que ce soit, agit de façon incorrecte ou inconvenante, ni lors de périodes de célibat, ni durant la période de son mariage, auprès de quelques femmes [sic] que ce soit », soutient la demande introductive d’instance déposée en Cour supérieure le 16 mars dernier, dont Le Journal a obtenu copie.

Le litige remonte au 26 février lorsque l’ancien animateur de radio Gary Daigneault a publié sur Facebook un long message dans lequel il qualifie le journaliste de « prédateur » de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Il affirmait alors avoir obtenu les témoignages de cinq femmes alléguant avoir été victimes de gestes inappropriés de la part de M. Leroux, « qui seraient aujourd’hui qualifiés d’inconduites sexuelles », peut-on lire dans la poursuite.

M. Daigneault ajoute même que « deux de ces victimes étaient mineures au moment des faits ».

Selon la poursuite, il s’agit d’« accusations fausses, dégradantes, et totalement diffamatoires ».

Dommages punitifs

Malgré une mise en demeure, Gary Daigneault ne s’est pas arrêté là. Il a multiplié les publications contre M. Leroux. Il a même créé deux pages Facebook « pour nuire à [sa] réputation », selon ce qu’on peut lire dans la requête.

Gary Daigneault<br>
<i>Poursuivi pour diffamation</i>
Photo Facebook
Gary Daigneault
Poursuivi pour diffamation

Stéphane Leroux est un journaliste spécialisé dans la couverture de la LHJMQ. En plus du réseau RDS, on peut l’entendre sur les ondes du 98,5 FM, une station de Cogeco.

Il réclame à M. Daigneault la somme de 5000 $ par publication Facebook et 2500 $ par commentaire supplémentaire, soit 177 500 $ en date du 14 mars.

Il demande également 50 000 $ en dommages punitifs et 50 000 $ en dommages moraux, pour un total de 277 500 $, « le tout étant à parfaire [...] pour chaque nouvelle publication et chaque nouveau commentaire », est-il écrit.

Dans la requête, Stéphane Leroux dit vivre un « enfer » depuis la publication de Gary Daigneault et un « important stress », en plus d’avoir le sentiment d’« être jugé alors qu’il n’a absolument rien fait ».

« Les allégations fausses ont un grave impact au niveau de la crédibilité professionnelle [de Stéphane Leroux] », peut-on lire.

Stéphane Langdeau affecté

Il exige également que Gary Daigneault publie un message de rétractation sur le réseau social et qu’il supprime les deux pages créées.

La firme d’avocats engagée par Stéphane Leroux a déclaré hier au Journal n’avoir « aucun commentaire » à faire.

Par ailleurs, l’animateur de l’émission L’Antichambre, à RDS, Stéphane Langdeau, s’est retrouvé dans le feu croisé de cette altercation.

Stéphane Langdeau<br>
<i>Ex-animateur de L’Antichambre</i>
Photo Facebook
Stéphane Langdeau
Ex-animateur de L’Antichambre

Après la publication de son statut dans lequel il dénonce Stéphane Leroux, Gary Daigneault a publié d’autres messages le désignant sous ses initiales, soit « S.L. »

Selon nos informations, plusieurs ont cru à tort qu’il s’agissait de Stéphane Langdeau.

Il a d’ailleurs reçu quelques messages à ce sujet et s’est empressé de contacter Gary Daigneault pour lui faire part de son mécontentement. Après un échange houleux au téléphone, l’ancien animateur de radio a porté plainte à la Sûreté du Québec pour s’être « senti ultra menacé ».

M. Langdeau ne fait face à aucune accusation devant les tribunaux, mais il a démissionné de la chaîne sportive un peu plus d’une semaine après avoir été tenu hors des ondes.