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Budget Leitao 2018: 810 M$ pour pallier la pénurie de main-d’œuvre

Les immigrants seront plus présents sur le marché du travail

pénurie de main-d'oeuvre
Photo d’archives, courtoisie En novembre dernier, au moins 30 postes étaient à pourvoir à l’usine d’abattage et de transformation du porc Aliments Asta de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent, malgré la présence de plusieurs Philippins.

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Après avoir tiré la sonnette d’alarme, le gouvernement passe à l’action dans le dossier de la pénurie de main-d’œuvre.

Le développement des compétences, la rétention des employés plus âgés sur le marché du travail et le recrutement des travailleurs étrangers figurent au centre du budget québécois dévoilé mardi.

Québec entend consacrer 810 M$ d’ici 2023 à ces priorités, à l’heure où plusieurs entreprises peinent à trouver des travailleurs qualifiés, particulièrement en régions.


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Plus de la moitié des fonds – 445,5 M$ – visent à faire en sorte que le Québec ait la main-d’œuvre dont il a besoin.

Comment ? En prenant des dispositions pour que les immigrants soient plus présents sur le marché du travail par un ensemble de programmes évalués à 190 M$, sous la forme de subventions aux entreprises, de programmes d’intégration des minorités visibles à la fonction publique et d’offres de francisation, notamment.

Québec annonce aussi une bonification du crédit d’impôt pour les travailleurs de plus de 60 ans. Près de 30 000 personnes de plus vont pouvoir en bénéficier. Concrètement, cela veut dire qu’un travailleur de 61 ans gagnant 30 000 $ bénéficiera d’un crédit d’impôt de 450 $.


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Le gouvernement veut aussi les aider dans leurs recherches d’emplois.

Québec va par ailleurs consacrer 24 M$ afin de mieux connaître les besoins, tant actuels que futurs, des entreprises en matière de main-d’œuvre. Une façon de s’assurer que la formation réponde aux besoins du marché.

Trop tard ?

« Enfin ! » ont lâché plusieurs intervenants interrogés par Le Journal mardi.

« Les entreprises veulent des employés avec les compétences de base, oui, mais aussi les compétences numériques », a souligné Yves-Thomas Dorval, du Conseil du patronat du Québec, satisfait de l’annonce.

En entrevue au Journal, la vice-première ministre, Dominique Anglade, qualifie ces investissements d’« historiques », mais refuse de dire si son gouvernement aurait dû agir avant pour pallier ces problèmes.

« Ce n’est pas un problème neuf, mais on a une situation de plein emploi qu’on n’avait pas [avant] », dit-elle.

« Il n’y a pas une entreprise au Québec qui n’a pas d’enjeux de main-d’œuvre en ce moment », ajoute-t-elle. 


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