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Le déclin de l’Occident

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L’Occident a ouvert ses frontières sans hésiter aux réfugiés des pays musulmans qui fuyaient la guerre et les horreurs commises par leurs dirigeants.

Justin Trudeau a été extrêmement hospitalier en invitant explicitement et chaleureusement les demandeurs d’asile, et le Québec peut s’enorgueillir d’avoir accueilli plus de réfugiés que n’importe quelle autre province.

Mais les efforts importent peu pour une société qui a élevé la solidarité au rang de valeur suprême sans y apporter de nuances et sans la circonscrire. Il faut être solidaire, point final ! L’ONU impose même des sanctions financières aux pays qui refusent d’ouvrir leurs portes.

Discrimination

Cette solidarité occidentale, en apparence vertueuse, est néanmoins sélective et discriminatoire.

Au moment où les chrétiens d’Occident célèbrent Pâques dans le confort et la sécurité de leur foyer et de leur communauté, et alors qu’ils s’autogratifient pour avoir accueilli tant de réfugiés, ils continuent d’abandonner leurs coreligionnaires d’Orient pourtant victimes de persécutions et d’atrocités.

Selon plusieurs estimations, environ 210 millions de chrétiens sont en proie à une persécution de forte à extrême. En Corée du Nord, par exemple, la foi est passible d’emprisonnement, sinon de mort. Voyons-nous des mouvements d’indignation, des démonstrations de compassion ou des appels à la solidarité ? Au contraire, les chrétiens d’Occident restent indifférents à la détresse de leurs semblables.

Dégoût

L’ouverture à la différence et la fascination pour le multiculturalisme expliquent l’accueil des réfugiés musulmans. Mais cette fascination ne peut justifier l’incapacité des Occidentaux à faire pour les leurs ce qu’ils font volontiers pour les autres.

Se pourrait-il que le culte du multiculturalisme des Occidentaux s’accompagne d’un dégoût équivalent pour leur propre culture et leur héritage, et de la négation de leur identité ? Espérons que non, car une civilisation qui abandonne les siens et qui est honteuse de sa substance et de son essence est condamnée à disparaître. Voilà de quoi méditer à Pâques !