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9 inspirations pour vivre heureux et longtemps

happy senior couple riding bicycles at summer park
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On l’entend et on le lit : de plus en plus de gens deviendront centenaires. Au Québec en 2016, ils étaient 1800, en 2026, l’Institut de la statistique du Québec évalue qu’il y en aura 5000, en 2061, plus de 30 000. Même si cela reste un petit nombre d’entre nous (on ne gagnera pas tous à la loterie), quelques habitudes pourraient nous aider à bien vivre aussi longtemps que possible.

1. Les zones bleues de la planète. En 2005 et par la suite, le journaliste Dan Buettner, en collaboration avec la National Geographic Society, a enquêté sur des régions où les gens vivent plus vieux que la moyenne : une région de la Sardaigne, une île de la Grèce, l’île d’Okinawa au Japon, une région du Costa Rica et une autre de la Californie, où vivent des adventistes, une communauté chrétienne conservatrice. À partir des données recueillies auprès des gens âgés de ces zones, on a commencé à se faire une tête sur les conditions favorables au vieillissement.

2. Vivre avec son corps. Comme le rapporte le chercheur Judes Poirier dans le livre Jeune et centenaire, ce n’est pas tant l’exercice physique comme compétition ou pratique assidue que l’on retrouve dans ces régions du monde, mais des habitudes de vie qui font appel au corps : jardiner, utiliser son vélo pour les courses, bûcher son bois, construire sa clôture, etc. En Sardaigne, le paysage est très montagneux, on grimpe beaucoup, cela fortifie. Au Japon, chacun jardine. Les aides mécaniques sont délaissées, on utilise ses mains et ses jambes.

3. Être actif et occupé. Évidemment, si on fait les choses par soi-même, on est plus occupé que la moyenne des ours. À Nicoya, au Costa Rica, à cause de retraites faibles, les anciens continuent souvent de travailler. Don Chepe, 105 ans en 2015, racontait dans une vidéo qu’il travaillait depuis l’âge de 8 ans : « jamais chef, mais toujours heureux de travailler à mon compte », disait-il. À noter : il n’existe pas de mot pour dire « retraite » sur l’île d’Okinawa.

4. Savoir ralentir. Bien sûr, les gens ayant une pratique religieuse prennent le temps de prier, que ce soit une fois ou quelques fois par jour, ou une fois par semaine. L’important, croyant ou pas, pratiquant ou pas, est de savoir ralentir et même de s’arrêter régulièrement, souligne Dan Buettner, car cela renverse immédiatement l’effet inflammatoire du stress sur notre corps. On pourra méditer ou faire des promenades dans la nature.

5. Une attitude positive. Autre trait commun aux habitants des zones bleues : les gens ont une attitude positive. À Ogimi, sur l’île d’Okinawa, on parle d’ikigai. On posait la question aux interviewés : « Quel est ton ikigai ? » Autrement dit : « Pourquoi te lèves-tu le matin ? » En se posant cette question sur une base régulière, on arrive certainement à se recentrer sur ce qu’on aime faire et vivre.

6. Ce qu’on mange. Les régimes alimentaires des cinq régions étudiés par Dan Buettner diffèrent grandement. On boit une sorte de vin très riche en polyphénols en Sardaigne, alors que les adventistes de Californie sont pratiquement abstinents. Certains mangent du tofu, d’autres non. Toutefois, les régimes de ces zones ont ceci de commun : peu de viande, beaucoup de légumes, des fèves et des noix. Quant au fromage, celui de Sardaigne provient de vaches nourries dans les pâturages.

7. Une stratégie pour limiter la quantité. On trouve aussi une tendance forte à l’équilibre et à la mesure dans ces régions. Sur l’île japonaise étudiée, avant chaque repas, on répète « Hara, Hachi, Bu », ce qui sert de rappel à la personne qui s’apprête à manger : « je m’arrêterai quand j’aurai atteint 80 % de satiété ». À savoir : on ne se goinfre pas si on veut vivre vieux.

8. Vivre ensemble. Une vie communautaire forte semble être un élément commun à ces zones bleues. Les amis sont importants, on travaille en équipe et la famille est au cœur des relations. Sur l’île d’Okinawa, on fait partie d’un Moai, sorte de groupe de soutien et de loisirs. Il y a longtemps, les agriculteurs, ayant peu de ressources, avaient pris l’habitude de partager leurs difficultés et de s’entraider. La pratique a perduré et aujourd’hui on verse un montant d’argent mensuel pour les loisirs ; quand la cagnotte est pleine, on la remet à un des membres, la fois suivante à un autre, ainsi tout le monde finit par en bénéficier. C’est devenu une façon d’économiser en groupe.

9. Les émotions. Du point de vue des émotions, quelques caractéristiques pourraient nous aider à ajouter des années à notre vie, écrit Judes Poirier : un niveau élevé d’expressivité émotionnelle, de la sérénité devant les difficultés et le contrôle d’une tendance à vouloir satisfaire ses désirs sur-le-champ. L’exemple de Jeanne Calment, doyenne de l’humanité, morte à 122 ans, est parlant : déterminée, elle avait un appétit féroce pour la vie, un intérêt pour tout ce qui l’entourait, elle n’hésitait jamais à émettre son opinion et se remémorait davantage les moments heureux que les tristes. On pratiquera une mémoire sélective.

Au temps de Jésus, l’espérance de vie était de 27 ans. Au Québec, elle est actuellement de 80,8 ans pour les hommes et de 84,5 ans pour les femmes. C’est une bonne journée pour dire merci à la vie en mangeant un peu de chocolat.