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Nos cinéastes s’illustrent à l’étranger

Réalisé par le Québécois Daniel Roby, le film Dans <i>la brume</i> avec Romain Duris et Olga Kurylenko a pris l’affiche mercredi en France.
Photo courtoisie Réalisé par le Québécois Daniel Roby, le film Dans la brume avec Romain Duris et Olga Kurylenko a pris l’affiche mercredi en France.

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On a beaucoup parlé ces dernières années des succès de Denis Villeneuve et Jean-Marc Vallée à Hollywood. Mais ils ne sont pas les seuls réalisateurs québécois à exporter leur talent. En fait, nos cinéastes n’ont jamais autant brillé à l’étranger qu’en ce moment.

Il suffit de consulter régulièrement les sites d’actualités cinématographiques américains et européens pour voir à quel point les cinéastes québécois ont la cote depuis quelques années.

Évidemment, les noms de Denis Villeneuve et Jean-Marc Vallée reviennent plus souvent que les autres parce qu’ils travaillent sur des projets d’envergure et qu’ils dirigent de grandes stars hollywoodiennes. Mais les Philippe Falardeau, Daniel Roby, Kim Nguyen, Ken Scott, Xavier Dolan, Alain Desrochers et Christian Duguay font aussi régulièrement parler d’eux à l’étranger.

Ces jours-ci, c’est Daniel Roby (Louis Cyr) qui s’attire des éloges en France. Le cinéaste québécois a réalisé le thriller de science-fiction Dans la brume qui a pris l’affiche en France mercredi dernier et qui a déjà été vendu dans une centaine de pays. Ce film français met en vedette Romain Duris et l’ex-Bond Girl Olga Kurylenko dans le rôle d’un couple parisien qui tente de survivre à une catastrophe alors que Paris est submergé par un nuage de fumée toxique.

Au cours des derniers jours, plusieurs médias en France ont salué le fait que Dans la brume est un des rares films français à oser explorer la science-fiction et le film catastrophe. Et la plupart d’entre eux ont louangé le travail du cinéaste québécois :

« Daniel Roby prend en main un bon sujet et parvient à lui donner une dimension spectaculaire en alliant scénario catastrophe, suspense et intimité », peut-on lire sur le site de France Info qui a accordé la note de 4 étoiles sur 5 au film.

Faire beaucoup avec peu

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les cinéastes québécois sont tentés par des expériences de tournage à l’étranger. Les productions américaines (ou internationales) leur permettent de pratiquer leur métier dans de bonnes conditions et souvent avec des budgets alléchants.

Mais pourquoi les producteurs étrangers s’intéressent-ils autant à nos cinéastes ? D’abord, pour leur efficacité. Il y a quelques années, le réalisateur Érik Canuel (le premier Bon Cop, Bad Cop) m’avait confié avoir été approché par des producteurs américains qui avaient été impressionnés par sa capacité à tourner un film d’action à grand déploiement avec un budget limité. Jean-Marc Vallée a aussi réalisé tout un exploit en tournant son film américain Dallas Buyers Club avec un budget d’à peine 5 M$.

Mais mis à part cette débrouillardise et cette capacité de faire beaucoup avec peu, il est impossible de mettre le doigt sur une raison précise pour laquelle nos cinéastes s’exportent aussi bien. La seule chose qu’on peut conclure, c’est que le Québec produit énormément de réalisateurs de talent. Et on ne peut qu’en être fiers.


Le chiffre de la semaine: 94 Le nombre d’écrans au Québec sur lesquels le film La Bolduc sera présenté en fin de semaine


La citation de la semaine: « La Bolduc était une blogueuse avant son temps parce qu’elle parlait de son époque dans sa langue et avec humour » – Le réalisateur de La Bolduc, François Bouvier

 

Mes choix de la semaine

Un coin tranquille

Réalisé par le Québécois Daniel Roby, le film Dans <i>la brume</i> avec Romain Duris et Olga Kurylenko a pris l’affiche mercredi en France.
Photo courtoisie

Les amateurs de cinéma d’horreur devraient être comblés par ce thriller haletant de l’acteur et réalisateur John Krasinski qui nous plonge dans un décor post-apocalyptique étouffant où la vie des humains est menacée par des créatures terrifiantes qui chassent au bruit. Frissons garantis.

La Bolduc

Réalisé par le Québécois Daniel Roby, le film Dans <i>la brume</i> avec Romain Duris et Olga Kurylenko a pris l’affiche mercredi en France.
Photo courtoisie

Après Maurice Richard et Louis Cyr, c’est au tour de La Bolduc de faire l’objet d’un drame biographique sur sa vie et sa carrière. Pour ce premier grand rôle au cinéma, l’actrice Debbie Lynch-White est épatante dans la peau de la célèbre chansonnière québécoise.

Le réseau social

Réalisé par le Québécois Daniel Roby, le film Dans <i>la brume</i> avec Romain Duris et Olga Kurylenko a pris l’affiche mercredi en France.
Photo courtoisie

Alors que le scandale autour de la diffusion de données personnelles d’utilisateurs de Facebook s’amplifie de jour en jour, il peut être intéressant de revoir ce film fascinant de David Fincher (Fight Club) qui relate la genèse du célèbre réseau social créé par Mark Zuckerberg il y a 14 ans alors qu’il étudiait à Harvard. C’est l’acteur Jesse Eisenberg qui prête ses traits à l’ex-étudiant devenu milliardaire. Diffusé samedi à 15 h 30 sur les ondes de TVA.