/sports/fighting
Navigation

Simon Kean en plein contrôle

Le Trifluvien a facilement fait le poids en vue de son combat à Québec contre le Mexicain Ignacio Esparza

Simon Kean a tapé le ventre d’Ignacio Esparza pour narguer la grande différence de poids entre les deux, durant la pesée officielle.
Photo Jean-Francois Desgagnés Simon Kean a tapé le ventre d’Ignacio Esparza pour narguer la grande différence de poids entre les deux, durant la pesée officielle.

Coup d'oeil sur cet article

Malgré le surpoids de son adversaire, Simon Kean est demeuré imperturbable lors de la pesée officielle en prévision de son combat de ce soir au Centre Videotron.

Le Trifluvien (13-0, 12 K.-O.) a fait osciller la balance à 246,6 lb, et son imposante musculature prouve qu’il est en très grande forme. Toutefois, on ne peut pas en dire autant de son opposant, Ignacio Esparza (21-2, 14 K.-O.).

Le Mexicain, qui est un ancien lourd-léger (limite de poids de 200 lb), s’est présenté sur le pèse-personne à 273,6 lb. Il a esquissé son plus beau sourire après l’annonce de son poids par l’annonceur Pierre Bernier. Par contre, même s’il a une feuille de route intéressante, on peut se questionner sur sa condition physique et sa capacité à faire la limite de 10 rounds contre le boxeur québécois.

Après le face-à-face, Kean n’a pas hésité à lui donner une petite tape sur le ventre pour le souligner. Il est tout de même demeuré respectueux envers le pugiliste mexicain, mais ça ne sera plus le cas lorsque la première cloche sonnera.

Avec ce qu’on a été témoin lors de la pesée, on a de la difficulté à croire que ce duel dépassera cinq rounds. Esparza n’a rien à voir avec le dernier adversaire de Kean, Alexis Santos, qui l’avait forcé à travailler pendant huit assauts.

Il faudra tout de même que le protégé d’Eye of the Tiger Management soit sur ses gardes et qu’il évite un excès de confiance. On ne le dira jamais assez souvent, mais un coup de poing bien placé peut changer rapidement l’allure d’un duel chez les lourds.

Kean ne doit pas tomber dans ce piège dont bien d’autres pugilistes ont déjà été victimes dans le passé.

Des boxeurs très pesants

Parlant de boxeurs qui ne semblent pas en très grande forme physique, on peut également ajouter les noms de Christian Larrondo (4-3-1, 3 K.-O.) et Hector Aguilar (7-3, 5 K.-O.) à celui d’Esparza.

Larrondo, qui se mesure à Arslanbek Makhmudov (1-0, 1 K.-O.), a fait grimper la balance à 248 lb. Aguilar, qui affronte Éric Martel-Bahoeli (11-7-1, 7 K.-O.), a fait osciller le pèse-personne à 288 lb.

Il sera intéressant de voir combien de rounds ils pourront résister aux attaques des deux boxeurs locaux. Parfois, on peut avoir droit à des résultats surprenants.

Pour revenir à Makhmudov, ce sera son premier combat sous les couleurs d’Eye of the Tiger Management (EOTTM)/InterBox. Il sera intéressant de suivre son cheminement.

Une saveur locale

Pour son premier gala à Québec, le promoteur Camille Estephan a été sensible aux boxeurs locaux dans l’organisation de sa carte.

Cinq des 12 duels au programme mettront un boxeur de la région de Québec en vedette. En plus de Martel-Bahoeli, Vincent Thibault, Clovis Drolet, Sébastien Roy et Dave Leblond auront la chance de se produire devant leur famille et leurs amis pour la première fois chez les professionnels.

Le gala commence à 19 h et la chaîne TVA Sports présentera les quatre derniers duels de la soirée, dont le choc Kean-Esparza, après le match du Canadien.

L’adversaire de Vincent Thibault, Arturo de la Cruz (5-8, 1 K.-O.), a dépassé la limite de poids prévue à son contrat. Il a affiché un poids de 172 lb, soit quatre livres au-dessus de ce qui était permis. Il sera privé de 20 % de sa bourse pour sa faute.

On a fait état des trois combats poids lourds, mais on a oublié de parler du fait qu’il y aura également deux combats féminins dans le cadre de l’événement de ce samedi soir. Kim Clavel (2-0) et Ariane Goyette (débuts pros) seront en action dans des duels de quatre rounds.